Présentation

 
 

“Certaines de nos questions existentielles les plus importantes (sur notre origine, notre nature, notre écologie, notre avenir…) acceptent des réponses rationnelles, vérifiables et définitives. Alors que nous faisons face à un contexte de crise globale dont nous devons assumer la responsabilité et qui annonce l’imminence de notre fin, nous réconcilier avec ce que nous sommes semble malgré tout possible.”

 
 

Parution le 1er décembre 2014

 

Essai Sur la Raison de Tout - Mignerot - SoLo - 2014 - front

 
 

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La singularité écologique

 

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La singularité technologique, frise chronologique de Ray Kurzweil

 
 

La singularité technologique, concept  qui a émergé au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle, propose d’envisager un temps à partir duquel les technologies développées par l’humain auront atteint un tel niveau de performance et d’autonomie que l’humanité pourrait vivre une ère de fusion avec la machine, modifiant le fonctionnement de son corps et de son esprit. Les perspectives envisagées après la singularité sont multiples et toujours discutées : élévation « dématérialisée » de l’esprit, vie extra corporelle pour les plus optimistes (transhumanisme), au contraire avilissement et aliénation pour les plus critiques.

La période supposée voir survenir la singularité technologique, notamment estimée à partir de la Loi de Moore, mais qui reste aussi spéculative que le concept même de singularité, coïncide avec celle des prévisions désormais acceptées par l’essentiel de la communauté scientifique du déclin de l’humanité pas fin des ressources, pollution et destruction globale de l’équilibre écologique vital.

Sans envisager aucun rapprochement causal entre ces deux prédictions, observons en quoi, si la temporalité de la singularité technologique recoupe les scénarios notamment proposés par le Club de Rome sur l’avenir humain ce n’est peut-être pas sans signification, et parce que l’idée que la technologie pourrait provoquer des changements profonds dans les modes d’adaptation humains recoupe peut-être une autre réalité.

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Théorie écologique de l’esprit : confirmations ?

 

Toute la singularité de l’humanité pourrait ne trouver son origine que dans l’apparition de nouvelles contraintes adaptatives : les avantages acquis et leurs effets sur l’environnement auraient obligé notre esprit à évoluer de façon spécifique.

 

Essai Sur la Raison de Tout, Le piège de l’existenceSynesthésie et probabilité conditionnelles sont trois ouvrages qui traitent de la possibilité d’une “théorie écologique de l’esprit” compatible avec l’histoire, les données anthropologiques et les observations passées ou contemporaines. Le premier ouvrage est un modèle d’évolution à ambition holistique, le second présente une synthèse méthodologique et conceptuelle permettant de mieux comprendre en quoi le déterminisme évolutif semble contraindre nos choix, le dernier propose une modélisation plus fine de la singularité de l’esprit humain, au regard de particularités perceptives et cognitives des autres êtres vivants.

Retrouvez sur cette page les dernières données scientifiques qui pourraient confirmer la validité des différentes hypothèses que je propose.

 
 

Une structure cognitive analytique ou holistique dépendrait du type d’agriculture (riz, blé) pratiqué dans l’histoire de la communauté d’appartenance de l’individu :

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Étude de référence sur Science Mag

riz

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L’avenir de l’humanité : la paix absolue 2/2

Article paix 1/2

 

Death

 
 
 

S’il n’y a pas d’espoir, la guerre est impossible.

 
 
 

Nous ne pensons pas l’avenir avec les bons paradigmes

 

Alors qu’il ne fait plus de doute aujourd’hui, en toute rigueur, que la fin des ressources et les dérèglements climatiques contraindront de plus en plus fortement l’existence humaine, notre compréhension de la période à venir de réduction du champ des possibles subit un biais cognitif : nous sommes contraints de projeter sur ce qui va arriver (le déclin) ce que nous connaissons du monde d’hier (l’opulence).

Nous continuons à penser le 21ème siècle avec les paradigmes du 20ème, et ils sont caduques. Ils sont faux sur la disponibilité des ressources et nos potentialités de développement (le modèle économique néoclassique des approvisionnements faciles ne tient plus, évidemment), et ils sont faux à propos de la peur… parce que nous n’avons plus les moyens de la guerre !

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L’apparition des grandes religions expliquée par une hausse du niveau de vie

 

Psychomedia

 

Sources : Psychomedia et Current Biology

 

Le 12 décembre 2014, le magazine en ligne Psychomedia publie un article résumant les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans Current Biology (intégration ci-dessous). Celle-ci montrerait que l’apparition des grandes traditions religieuses trouverait sa cause dans une augmentation générale du niveau de vie (que les auteurs appellent aussi “capture d’énergie”).

L’Essai Sur la Raison de Tout propose également de considérer l’hypothèse d’une théorie écologique de l’esprit : la singularité humaine (capacités d’abstraction, langage complexe et structure psychique) n’aurait pour explication que la dérégulation progressive de la relation à l’environnement par l’acquisition de techniques qui, si elles apportent des avantages adaptatifs, ont aussi des effets destructeurs obligeant à devoir substituer à la réalité de ces effets délétères d’autres représentations afin de ne plus avoir à en tenir compte pour maintenir possible le profit. L’humanité serait la seule espèce capable d’agir de façon dérégulée sur l’environnement, en s’adaptant en fonction des histoires qu’elle se raconte plutôt qu’en fonction de la réalité perçue. Cette différence suffirait à expliquer sa différenciation de l’ensemble des autres êtres vivants. L’humanité n’est plus une espèce comme les autres, car elle peut croire que les animaux chassés de façon dérégulés pourront exister même après leur disparition, que la destruction par le feu mal maîtrisé pourra être compensée par une meilleure maîtrise du feu et que les accidents deviendront impossibles, que les forêts repoussent sans fin à l’identique après leur abattage, que les champs pourront rester fertiles malgré leur surexploitation etc.

L’humanité, affranchie de la régulation de la vie par la vie qui définit normalement le champ des possibles pour tout être vivant, ne peut pour autant pas exister sans donner ni sens ni règles à son action, et l’acquisition d’un plus grand confort par le non-respect des règles préinscrites dans les contraintes naturelles impliquerait l’élaboration de mythologies et de croyances proposant leurs propres règles de régulation.

Cette étude participerait à confirmer cette hypothèse.

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L’avenir de l’humanité : la paix absolue 1/2

Article paix 2/2

 

Le 30 décembre 2014, le magazine en ligne Slate publiait un article sur la violence dans le monde (intégration en bas de page), rédigé non par un journaliste mais par deux experts : Andrew Mack, spécialiste de la sécurité internationale et Steven Pinker, professeur de Psychologie à Harvard.

Selon les recherches particulièrement documentées de ces spécialistes, l’ensemble de l’humanité n’a jamais connu une époque aussi paisible. Sauf disparités locales ou ponctuelles qui ne modifient pas la tendance générale, le taux d’homicide baisse, de même que les violences envers les femmes, envers les enfants, les génocides et les massacres de civils sont en recul et dans l’ensemble le nombre et l’intensité des conflits armés semble diminuer.

Ces données sont étonnantes, quand les indicateurs de ce qu’on pense être les causes des conflits et des haines sont tous dans le rouge (disponibilité de l’énergie et des ressources, climat détérioré, rendements agricoles en baisse, destruction directe de la faune et de la flore dont nous dépendons plus ou moins directement… lire la synthèse des données sur le site Adrastia.org).

La diminution de la violence correspond-elle à une période de répit, celle du point culminant de l’évolution humaine, avant la survenue du chaos pour cause de fin concrète des ressources et de destruction de l’équilibre écologique vital ?

 

Rome

Limits to Growth, The 30‑Year Update

Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers

 

Ou alors, et de façon contre-intuitive, le vortex d’effondrement qui s’annonce rendra-t-il le monde moins dangereux ?

Parions que l’humanité vivra son déclin chaque jour avec moins de violence, et voyons en quoi cette hypothèse n’est pas à écarter.

 
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L’épopée de Gilgamesh : tout a été dit depuis toujours

gilgamesh theorie de tout

 
 

« Gilgamesh, où donc cours-tu ?

La vie que tu cherches, tu ne la trouveras pas.

Lorsque les grands dieux créèrent les hommes,

C’est la mort qu’ils leur destinèrent

Et ils ont gardé pour eux la vie éternelle,

Mais toi, Gilgamesh

Que sans cesse ton ventre soit repu

Soit joyeux nuit et jour

Danse et joue

Fais chaque jour de ta vie

Une fête de joie et de plaisirs

Que tes vêtements soient propres et somptueux

Lave ta tête et baigne-toi

Flatte l’enfant qui te tient par la main

Réjouis l’épouse qui est dans tes bras.

Voilà les seuls droits que possèdent les hommes. »

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Club Dorothée : Terre, attention danger

 

“Si nous n’y prenons pas garde

Un jour prochain

C’est l’homme qui disparaîtra.”

 
 

Combien d’enfants ont été marqués par ce générique si angoissant ?

C’était il y a 23 ans, depuis le comportement humain n’a changé en rien, parce que malgré notre bonne volonté la protection de l’environnement est impossible.

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

 

Terre attention danger – Le Lion d’Asie (Émission du 1er mars 1992) :

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The Newsroom et le climat : quand la fiction énonce le vrai

Si la fiction est le lieu de l’invention et du dépassement de la réalité, elle permet aussi parfois de dire les choses plus clairement, presque innocemment, justement sous le prétexte de la fiction.

Cette interview est basée sur les mesures réelles de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère effectuées en… 2012. À noter que l’épisode dont est issu l’extrait ci-dessous date également de 2012, une simple série télévisée a donc été aussi prompte que les grands médias d’information et, vous allez le voir, nettement plus directe sur les conséquences du réchauffement climatique. C’était il y a bientôt 3 ans. Nous risquons de découvrir dans les années à venir le vrai sens de l’expression « la réalité dépasse la fiction ».

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

 

Série The Newsroom, saison 3 épisode 3, 2012 (sous titres en anglais dans les options Youtube de la vidéo, retranscription en français ci-dessous) :

 

Les phrases essentielles :

- “Les personnes qui mourront à cause d’une catastrophe environnementale sont déjà nées.”

- “Vous estimez le problème urgent ?

Westbrook : Pas exactement. Votre maison brûle complètement, le problème est urgent. Votre maison a déjà brulé, le problème est réglé.”

- “Vous sous-entendez que c’est sans espoir. C’est l’avis de l’administration ou le vôtre ?

Westbrook : Il n’y a pas plus d’avis à avoir là-dessus que sur la température de l’eau bouillante.”

- “Nous devrions connaître une évolution dystopique vers une vie post-apocalyptique.”

- “C’est le problème Will. Les américains sont optimistes de nature. Si nous faisons face au problème, si nous écoutons nos meilleurs scientifiques et agissons de manière décisive, je ne vois quand même pas comment nous pourrions survivre.”

 

 
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De l’origine, des processus et du déterminisme

Wang Fuzhi

 

Pensée de Wang Fuzhi, lettré chinois (1619-1692) :

« Il n’y a jamais eu ”un moment ou un existant qui puisse servir de point de départ au procès (lire “process”, en tant que processus)”, de sorte que ”tout le reste en soit la suite”. Ce que nous instituons comme point de départ n’est toujours qu’une commodité de la civilisation et n’a d’autre valeur qu’arbitraire, qu’il s’agisse du premier jour de l’année pour le décompte du temps, ou du choix du printemps par rapport aux saisons. »

« En amont comme en aval de lui-même, le cours du procès n’a pas d’extrémité possible. »

« On ne peut reconnaître un procès que dans la mesure où il est en train d’être en procès. Il n’y a de procès qu’en procès. Et la notion même de procès dissout la question de l’origine. »

 

F. Jullien, Procès ou Création. Une introduction à la pensée des lettrés chinois, Paris, Seuil, 1989

Citation trouvée dans l’ouvrage d’E. Klein : Les monde selon Etienne Klein, Paris, Equateurs Essais, 2014

 
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Biais de confirmation ?

 

“Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu’un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l’importance de ce qui les contredit.”

Source : www.sceptiques.qc.ca

 

S’il n’a jamais été possible d’affirmer scientifiquement que l’humanité puisse dépasser les contraintes physiques de sa relation à l’environnement (en particulier la fin des ressources, mais aussi son impact direct sur la vie ou le climat), la compilation d’indices, de références, d’éléments historiques, culturels voire mythologiques attestant que l’humanité a toujours considéré sa fin comme possible et qu’elle la soupçonne même désormais d’être imminente pourrait être considéré comme une faiblesse méthodologique, une tentative de n’observer que le pire afin de justifier artificiellement un point de vue particulier.

Il n’en est rien sur ce site, l’intention est bien de considérer les questions existentielles dans leur totalité définissante, en tentant notamment de comprendre comment l’humanité se singularise des autres expèces vivantes par sa capacité à élaborer des croyances et à s’adapter en fonction d’elles, plutôt qu’en ce qui est connu ou connaissable de la réalité (lire Le piège de l’existence). Si cette quête de totalité s’intéresse nécessairement à la question de la fin, une sage eschatologie doit aussi rechercher au coeur de ces histoires que nous nous racontons ce que nous avons manifestement toujours redouté et qui pourrait être vrai.

De fait, même si nous préférons souvent ne pas le voir, tout a été dit depuis longtemps, et ce sont désormais les mesures sur le réel qui confirment les craintes plutôt que les fantasmes.

 
 
 
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