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Le choix du pétrole ?

 

De même que la protection de l’environnement n’est pas possible pour l’humain (lire : L’écologie est-elle possible ?), le choix d’une ressource moins polluante que le pétrole pour soutenir le développement de l’humanité n’aurait sans doute pas été possible.

Les premiers véhicules motorisés utilisaient la plupart des ressources énergétiques disponibles à la fin du 19ème siècle : le charbon pour le moteur à vapeur, l’électricité, le pétrole et même les huiles végétales

La première voiture électrique date de 1881 (une Ayrton & Perry ici reconstruite par le musée allemand Autovision) :

 

 

Et la première voiture hybride a été conçue en 1900 par Lohner-Porsche !

 

 

En nous intéressant de nouveaux à des technologies anciennes nous courrons aujourd’hui après un temps d’ores et déjà perdu, le choix du pétrole pour nos déplacements ayant été fait il y a plus de 100 ans.

Alors que différentes technologies se confrontaient et que l’impact de la pollution sur la survie à terme de l’humanité était connu depuis longtemps (voir cet article sur le livre d’Eugène Huzar), le pétrole s’est imposé, malgré ses évidents défauts. C’est sa disponibilité immédiate, le profit facile qu’il permettait et sa démocratisation plus aisée qui lui ont fait vaincre d’autres solutions qui n’auraient peut-être pas précipité aussi rapidement l’humanité dans l’écueil écologique d’aujourd’hui. Bien sûr il n’est pas de solution idéale, cependant des technologies plus “douces” auraient peut-être permis un avenir moins rapidement inquiétant.

Mais nous ne pouvions pas faire d’autre choix. Si nous avons l’illusion du libre arbitre (Lire : Dichotomie à l’axe et liberté), nous sommes soumis collectivement aux lois de l’existence, qui nous dépassent et nous obligent à opter toujours pour la solution la plus efficace et rapide dans le renforcement des liens qui nous font et nous attachent à ceux que nous aimons ou dont nous dépendons, quelle que soit la raison de cette dépendance (voir ESRTV § 2.4.18 ci-dessous). Les ingénieurs qui découvraient ces technologies nouvelles, les politiciens, les chefs d’entreprise, les peuples qui allaient voir leurs déplacements facilités ne pouvaient pas attendre ! Ils n’avaient pas le temps de réfléchir, ou cette réflexion allait leur faire perdre la mainmise sur les avantages de la circulation motorisée au profit d’autres partis politiques, d’autres entreprises ou d’autres pays potentiellement hostiles. S’il eut été judicieux pour le long terme de faire un autre choix, celui-ci n’était pas possible car il était moins efficace dans la compétition immédiate, de la même façon qu’aucun de nous ne modifie aujourd’hui son comportement pour réduire son impact écologique, le risque d’être alors dépassé par notre collègue de bureau, notre voisin ou par les citoyens d’un pays moins scrupuleux étant trop grand dans la compétition existentielle.

 

THERMODYNAMIQUE ET ENTROPIE : Tout système de relation d’objets est contraint de constituer la plus grande complexité possible au regard de ses capacités à créer de la complexité. Toutefois, selon les contraintes de l’évolution, seules les configurations de relation d’objets les plus stables peuvent être conservées. L’évolution choisit toujours (à terme) les plus stables des solutions les plus complexes. ESRTV § 2.4.18

 

Lire également : Quand les machines à vapeur étaient… solaires ! par Philippe Gauthier

 
Référence :
 
TECHVEHI
 
 
 

2 Comments

  1. […] Nous pouvons aussi espérer pouvoir opérer une « transition énergétique » : substituer par exemple aux énergies d’origines fossiles ou nucléaires d’autres ressources considérées moins polluantes ou moins dangereuses. Mais cette transition engendre des risques directs : celle d’exposer, même pour un temps court, ceux qui la mettront en œuvre à une baisse de rendement, à une réduction des performances pour assurer les besoins des foyers, des usines, des moyens de transport… Ce temps, quand bien même il serait anticipé et court, ne manquerait pas d’être mis à profit sur les plans stratégiques, économiques, industriels (…) par tout autre groupe humain qui n’aurait pas opéré cette transition et maintenu au plus haut ses rendements avec des ressources peut-être plus sales mais plus productives à court terme. Presque toujours absente des débats contemporains sur l’écologie, la compétition entre les populations humaines pour le maintien au plus haut de leur niveau de confort et de sécurité est cette contrainte qui empêche la modification de nos comportements individuels et collectifs. Craintifs que nous sommes tous de ne plus pouvoir assurer immédiatement notre défense, celle de nos proches et de nos enfants, devant la crainte qu’un autre s’approprie ce que nous souhaitons tenir pour définitivement acquis, il ne nous est pas possible d’abandonner les techniques et technologies dont nos avantages dépendent, même si nous les savons nocives (lire à ce sujet : Le choix du pétrole ?). […]

  2. […] Nous pouvons aussi espérer pouvoir opérer une « transition énergétique » : substituer par exemple aux énergies d’origines fossiles ou nucléaires d’autres ressources considérées moins polluantes ou moins dangereuses. Mais cette transition engendre des risques directs : celle d’exposer, même pour un temps court, ceux qui la mettront en œuvre à une baisse de rendement, à une réduction des performances pour assurer les besoins des foyers, des usines, des moyens de transport… Ce temps, quand bien même il serait anticipé et court, ne manquerait pas d’être mis à profit sur les plans stratégiques, économiques, industriels (…) par tout autre groupe humain qui n’aurait pas opéré cette transition et maintenu au plus haut ses rendements avec des ressources peut-être plus sales mais plus productives à court terme. Presque toujours absente des débats contemporains sur l’écologie, la compétition entre les populations humaines pour le maintien au plus haut de leur niveau de confort et de sécurité est cette contrainte qui empêche la modification de nos comportements individuels et collectifs. Craintifs que nous sommes tous de ne plus pouvoir assurer immédiatement notre défense, celle de nos proches et de nos enfants, devant la crainte qu’un autre s’approprie ce que nous souhaitons tenir pour définitivement acquis, il ne nous est pas possible d’abandonner les techniques et technologies dont nos avantages dépendent, même si nous les savons nocives (lire à ce sujet : Le choix du pétrole ?). […]

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