Volontairement pêle-mêle et sans thématique, l’intention de cette compilation de scènes (de différentes configurations de relation d’objets) est de souligner à quel point, malgré ce que nous en pensons communément, le processus d’existence n’a pas pour objet d’avancer vers l’intelligence ou l’humanité en particulier, mais vers la diversité et la complexité, produisant tout ce qui est possible y compris l’improbable, pour ne conserver ensuite que les solutions pertinentes pour le grand lien universel de tous les objets.
Selon le modèle Essai sur la raison de tout, l’humanité n’est qu’un épiphénomène de cette intention, le plus performant de son environnement, mais rien de plus qu’une singularité évolutive parmi d’autres. Ce positionnement épistémologique semble le seul capable de reconstruire les liens entre les différentes situations réelles présentées ci-dessous. En les regardant une à une, il faut se rappeler que toutes coexistent dans l’instant ou ont coexisté historiquement dans le même monde insécable et qu’elles ont toutes nécessairement une origine commune. Le serpent à deux têtes, la jeune femme aux aiguilles de seringues agrémentées de bougies plantées dans le bras, la montagne de crânes de bisons, la grenouille et le poisson transparents sont tous apparus après une configuration de relation d’objets première commune et participent tous au même projet évolutif. Si on admet la puissance de l’univers (infinie), les dimensions de cet univers (infinies dans l’espace et le temps), il n’est finalement pas si étonnant que localement et temporairement, un objet perdu au sein de l’immensité (la terre) ait pu générer, par le travail existentiel des objets qui le font, autant de richesse et de diversité.
La question n’est pas ici d’apprécier ou non ces images, mais d’accepter qu’elles doivent toutes être considérées comme valides dans une description universelle de l’existence, aussi étranges qu’elles puissent nous paraître.
La quantité d’images peut provoquer la saturation, voire l’écœurement. Nous ne sommes pas spontanément capables d’intégrer consciemment le monde dans son ensemble (voir ESRTV parties 5 et 6). Le projet synesthéorie tente d’expliquer comment les synesthésies autorisent peut-être, au-delà du processus de conscience et de nos illusions, l’acceptation que le monde est un tout unifié.
Attention : certaines scènes peuvent choquer.
Agrandissement possible par simple clic sur l’image.
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