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Charité bien ordonnée…

…commence par soi-même !

 

Charité-trafic-tissus-humains-vérité

 

Essai sur la raison de tout postule que l’humanité est soumise aux mêmes lois que tout autre ensemble d’objets de l’Univers, et que les avantages qu’elle a pu obtenir durant son évolution sont dus à un détournement des ressources environnementales pour son propre bénéfice. Selon les lois de la thermodynamique, cela n’est possible dans un milieu fermé (la terre) qu’au détriment des autres objets qui dépendent des mêmes ressources (tous les autres êtres vivants voir ESRTV chapitre 4 page 21).

L’humain, grâce à ses capacités cognitives et à une organisation singulière de sa relation à l’environnement, a su occulter que chacune des richesses obtenue par l’exploitation de la nature impactait ses propres chances de survie. C’est ce clivage organisationnel que je nomme loi de la dichotomie à l’axe, car si nous sommes parvenus jusqu’à aujourd’hui à nous laisser guider par les meilleurs côtés de notre existence, ceux-ci ne sont jamais apparus à partir de rien, ils ont toujours une origine beaucoup moins avenante.

Nous suivons un axe évolutif universel, nous préférons ne voir de la vie que ses plus beaux atours, mais détourner le regard (Médias, commerce des illusions et fin du monde) n’empêche en rien l’existence réelle de l’autre versant de la dichotomie.

Cet article du Monde International du 27 juillet 2012 nous informe de l’existence d’un trafic de tissus humains depuis l’Ukraine. Les services médicaux de pointe, au service des plus riches d’entre nous, s’approvisionnent à moindre coûts de ligaments, valves cardiaques, os… prélevés sur des cadavres. Bien sûr, pour nous qui pouvons bénéficier de ces “matières premières”, il nous est bien difficile d’accepter qu’elles proviennent éventuellement d’un trafic, que les proches des défunts prélevés ne soient peut-être pas prévenus de l’opération ou que celle-ci soit si peu surveillée que les chirurgiens trafiquants et les bénéficiaires se mettent en danger de contamination ou subisse toute autre conséquence post opératoire indésirable.

Les avantages cependant d’un tel trafic ne sont pas négligeables : alors que la demande est grande il permet un approvisionnement plus sûr, et il ne fait pas de doute que des prélèvements mieux encadrés techniquement et déontologiquement rendraient les opérations bien plus chères.

Comment dès lors maintenir possibles des conditions médicales logistiquement et économiquement avantageuses sans avoir à considérer le système mis en oeuvre en amont, peu honorable ? La réponse tient en une phrase, extraite de l’article du Monde, qui à elle seule résume toute la loi de la dichotomie à l’axe.

 

Les entreprises commerciales ont créé des filiales à but non lucratif chargées de récupérer les tissus – tout comme la Croix-Rouge collecte du sang qui est ensuite transformé en produits par des entités commerciales.

 

Le bon fonctionnement de l’humanité (la plus grande exploitation possible de l’environnement naturel et humain, pour en tirer un maximum de bénéfice en occultant les effets négatifs de l’obtention de ces bénéfices) tient en la meilleure maîtrise possible des échanges d’information. Il n’a jamais existé un seul organisme caritatif, pas une seule ONG, pas une seule initiative de charité ou à l’ambition écologique qui n’ait pas dépendu strictement, pour son financement notamment, de l’existence de ce qui est à l’origine même de ce contre quoi elle lutte ou de ce qu’elle espère réparer. Mais le lien est coupé entre les ressources et les intentions, la complexité des institutions, de leur administration, la communication, le marketing – le refus de publier l’intégralité des comptes – viennent interdire de reconstruire la totalité du lien définissant.

Parfois, au détour d’un article plus approfondi, rédigé par un journaliste plus compétent (ou plus innocent), une partie de l’information réapparaît. Mais ces écarts à la norme restent toujours marginaux et ne déstabilisent jamais le système.

Est-il seulement possible de le déstabiliser ? Et si oui, serait-il encore envisageable d’obtenir de la richesse et du confort si nous ne pouvions plus travailler continuellement à nous dissimuler les conséquences négatives de notre enrichissement par exploitation des ressources humaines et naturelles ? Serions-nous capables de maintenir notre niveau de vie si nous ne pouvions plus cliver distinctement les bonnes et les mauvaises représentations ?

Sans doute pas, mais accepter ces contradictions est sans doute un premier pas sur le chemin de notre vérité.

 
Le Monde International : Les tissus humains, un troublant filon commercial :

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2 Comments

  1. Fabrice
    Fabrice 28/08/2012

    D’humeur taquine aujourd’hui je voudrais, en lieu et place
    de :

     

     “L’humain, grâce à ses capacités cognitives et à
    une organisation singulière de sa relation à l’environnement, a su occulter que
    chacune des richesses obtenue par l’exploitation de la nature impactait ses
    propres chances de survie.”

     

    Proposer :

     

    L’humain, grâce à ses capacités cognitives réduites, à pu
    occulter…

     

    Bon j’arrête de déconner et je ne me lancerai pas non plus dans
    une critique de la raison pure !

     

    L’humain a juste une grosse mémoire, un sacré culot et une
    langue bien pendue. Pour le reste ce n’est pas en un petit million d’années que
    l’évolution va nous faire des miracles !

     

    Songez qu’il en a fallu dix au bas mot pour que les fourmis
    vivent en démocratie parfaite, sans chef s’entend, envoient les malades et les
    vieux aux taches les plus risquées, ne connaissent plus le chômage, ni la sécu.

    Nous, sapiens, venions juste de découvrir que l’agriculture
    et l’élevage était plus pérennes que sauter sur les baies de myrtilles que
    voilà que soudainement on se retrouve devant un gros pot de confiture, nommé
    pour l’occasion combustible fossile. Super, bon le pot se vide et y en aura
    plus pour tout le monde…et après !

     

    Après, on s’adaptera.

     

    Nos colonies seront plus petites et se remettrons sur le
    coin du nez, fourches et bâtons, si d’aventure quelque pillard venait à chaparder
    le fruit de leur travail… et puis l’espèce humaine restera agricultrice et bâtisseuse
    dans l’âme, vocations nobles, satisfaisantes et suffisantes pour maintenir une
    stabilité « thermodynamique » de ses populations.

    cheers

    • Vincent Mignerot
      Vincent Mignerot 29/08/2012

      « Songez qu’il en a fallu dix au bas mot pour que les
      fourmis

      vivent en démocratie parfaite, sans chef s’entend, envoient
      les malades et les

      vieux aux taches les plus risquées, ne connaissent plus le
      chômage, ni la sécu. »

      Ce ne sont pas les fourmis seulement, mais l’ensemble de
      tous les êtres vivants qui depuis toujours ont oeuvré dans la solidarité… jusqu’à
      notre apparition.

       

      « Nos colonies seront plus petites et se remettrons sur
      le

      coin du nez, fourches et bâtons, si d’aventure quelque
      pillard venait à chaparder

      le fruit de leur travail… et puis l’espèce humaine restera
      agricultrice et bâtisseuse

      dans l’âme, vocations nobles, satisfaisantes et suffisantes
      pour maintenir une

      stabilité « thermodynamique » de ses populations. »

      Je vous suis, et ce sont nos velléités de « développement
      durable » et de partage qui seront remises en cause, tout simplement parce
      que les ressources ne nous les permettront pas.

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