Press "Enter" to skip to content

1972 : le MIT envisage déjà le déclin de notre humanité avant 2100

 

Jean-Marc Jancovici est Ingénieur conseil sur le sujet des énergies et de la relation de l’humain avec son environnement et ses ressources.

Il fait une relecture d’un rapport publié en 1972 par des scientifiques du MIT et qui annonçait déjà, avec une grande rigueur méthodologique, les problématiques de crises écologiques, financières, économiques et sociales contemporaines, qui doivent précéder selon eux à un effondrement global et potentiellement définitif des possibilités d’existence pour l’humanité. Un rapport souvent dénigré, mais dont les conclusions se voient malheureusement mieux vérifiées chaque jour.


 
 

Qu’y a-t-il donc dans le “Rapport du Club de Rome” ?
Février 2003 – dernière modification : novembre 2009

 
site de l’auteur : www.manicore.com – contacter l’auteur : jean-marc@manicore.com

 

L’année 1968 est fréquemment associée, du moins pour nous Français, à un joyeux remue-ménage étudiant et ouvrier, qui est censé avoir marqué d’une pierre blanche un tournant décisif dans notre manière de voir le monde. Incidemment, avec 30 ans de recul, on peut en douter : bon nombre de ceux qui criaient le plus fort à l’époque contre la société de consommation et le respect de l’ordre établi en sont devenus d’ardents protagonistes depuis !

Mais il est aussi possible d’associer cette année là à la création d’un organisme qui fera beaucoup parler de lui quelques années plus tard, même si sa naissance n’a pas fait tant de bruit : le Club de Rome. Au moment de sa création, il regroupait une poignée d’hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs (un recteur d’université allemande, un directeur de l’OCDE, un vice-président d’Olivetti, un conseiller du gouvernement japonais…), et qui souhaitaient que la recherche s’empare du problème de l’évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance.

Ce n’est toutefois pas en 1968 que paraît le fameux “rapport”, mais quelques années plus tard, en 1972, et ce ne sont pas les membres du Club de Rome qui l’ont rédigé, mais une équipe de chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (ou MIT) qui fut constituée pour l’occasion, suite à la demande du Club de Rome. Il serait donc plus juste d’appeller le document couramment désigné sous le nom de “Rapport du Club de Rome” par son vrai nom : le rapport Meadows & al. (le nom du directeur de l’équipe de recherche était Dennis Meadows), qui se compose d’un document de synthèse, présentant les principaux résultats du travail qui fut effectué, dont je tente de faire un commentaire de lecture plus bas, et d’annexes diverses.

 

Que contient donc ce fameux rapport ?

 
 

Lire la suite sur le site de Jean-Marc Jancovici

 
 
 

7 Comments

  1. […] Et proposer des solutions considérées, parfois arbitrairement et de façon moralisatrice, comme sûres ou évidentes, qui nous aident opportunément à reporter la remise en question de nos niveaux de vie, seuls responsables de la destruction de l’équilibre écologique vital entraîne un risque pour leurs promoteurs : celui de devoir assumer leurs responsabilités ! S’il n’est effectivement pas possible d’éviter l’accumulation des dégâts ni de les réparer et que la compétition au sein de l’humanité nous empêche de modifier concrètement nos comportements, il pourra être un jour reproché de ne pas avoir été plus prudents à ceux qui auront promu l’illusion que nous pouvions malgré tout sauver notre monde. Si les solutions sont si sûres et qu’un monde meilleur est possible il faut tenir cette promesse, et le défi que doit relever l’optimisme est grand, il s’agit notamment d’empêcher des famines et des conflits majeurs à relativement court terme, ce qui n’est pas la moindre des ambitions (lire : 1972 : le MIT envisage déjà la fin de notre humanité avant 2100). […]

  2. […] Si les solutions sont si sûres et qu’un monde meilleur est possible il faut tenir cette promesse, et le défi que doit relever l’optimisme est grand, il s’agit notamment d’empêcher des famines et des conflits majeurs à relativement court terme, ce qui n’est pas la moindre des ambitions (lire : 1972 : le MIT envisage déjà la fin de notre humanité avant 2100). […]

  3. email hosting
    email hosting 01/08/2013

    Sources…

    verify down below, are some fully unrelated internet sites to ours, nevertheless, these are most honest resources that we use…

  4. […] Il est aisé de constater que l’extraction et l’utilisation du pétrole par exemple ne pourront pas être éternelles et qu’elles perturbent gravement l’environnement (destruction des lieux d’extraction, pollution…). Il est difficile de nier que l’agriculture intensive stérilise peu à peu des terres toujours plus dépendantes à l’industrie pétrochimique, non plus pour augmenter mais pour maintenir leur productivité agricole (lire cet article). Il n’est plus possible depuis longtemps d’occulter que la destruction des forêts, la pollution des cours d’eau ou que la réduction très rapide de la quantité d’espèces mais aussi du nombre d’êtres vivants dont nous dépendons pour exister (surpêche…) nous mettent en péril directement et à relativement court terme (lire : 1972, le MIT envisage déjà la fin de notre humanité avant 2100). […]

  5. […] publié en 1972 annonce une fin de l’humanité telle que nous la connaissons avant 2100 (lire : 1972 : le MIT envisage déjà la fin de notre humanité avant 2100, Jean-Marc Jancovici). Les révisions de 1993 et 2004 (basées sur la comparaison entre les […]

  6. Vincent Mignerot
    Vincent Mignerot 05/05/2014

    Je vous remercie pour votre commentaire, la question de l’alimentation dans la destruction de l’équilibre écologique vital est en effet cruciale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Translate »