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Le piège de l’existence

ANDROMAQUE. – Je ne sais pas ce qu’est le destin.

CASSANDRE. – Je vais te le dire. C’est simplement la forme accélérée du temps. C’est épouvantable.

La guerre de Troie n’aura pas lieu

Jean Giraudoux

Piege existence - Mignerot - SoLo - 2014 - front

Publication 30 janvier 2015

Editions SoLo

– 15 € –

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– Les tarifs libraires sont proposés directement sur le site TheBookEdition –

 

Nous avons passé le climax de l’évolution humaine. Le « peak » de disponibilité de l’ensemble des ressources nécessaires à notre existence a été franchi et désormais des humains en moins bonne santé devront avec de moins en moins d’énergie et de matières premières tenter de maintenir leur niveau de vie sous la contrainte d’un environnement de plus en plus hostile, au moyen d’infrastructures de moins en moins performantes et stables, par manque de moyens pour assurer leur entretien (toutes références sur le site L’Univers passe).

Nous participons à un processus destructeur, mais ça n’est pas de notre faute et, contrairement à ce que nous croyons parfois, nous n’y pouvons rien.

Le Piège de l’existence et le modèle Essai Sur la Raison de Tout proposent de réinscrire la problématique de notre existence au sein d’un processus évolutif global, décrivant une théorie écologique de l’esprit à même d’expliquer pourquoi nous ne parvenons pas, malgré nos talents et nos meilleures intentions, à éviter le piège que le principe d’évolution universel a tendu à l’humanité, pourtant la création la plus complexe et intelligente qui existera peut-être jamais.

 

16 Comments

  1. […] Les nouvelles ne sont pas bonnes. Le contexte actuel de crise globale est, à juste titre, inquiétant, et nous commençons à comprendre que nous serons impuissants à maintenir à terme nos niveaux de vie, que nous ne pourrons pas restaurer un équilibre environnemental qui nous soit favorable, que nos enfants auront une vie considérablement plus difficile que la nôtre (lire Le piège de l’existence). […]

  2. […] Ainsi en est-il par exemple de la crise écologique, économique, financière, culturelle, politique (différents termes qui évoquent une même cause : nous avons atteint les limites des capacités de la terre à accepter notre développement). Nous ne voulons pas être coupables, mais nous ne modifions rien à nos comportements. C’est donc la faute d’un autre (Lire Le piège de l’existence). […]

  3. Valeria Pas Celle Là
    Valeria Pas Celle Là 09/10/2013

    Je n’arrive pas à le telecharger, est il en vente en librairie?Merci

    • Vincent Mignerot
      Vincent Mignerot 09/10/2013

      Bonjour,

      Vous souhaitez lire le dossier “Le piège de l’existence” ou le livre numérique “Essai Sur la Raison de Tout ?”

  4. Valeria Pas Celle Là
    Valeria Pas Celle Là 09/10/2013

    Les deux en fait!Je souhaite lire le dossier “le piège de l’existence”, mais le lien ne fonctionne pas (j’ai un ami qui me dit la même chose) concernant “Essai sur la raison de tout”, je voudrai également le lire, je ne suis pas très livre numérique, est il aussi en version papier, sinon, pas grave, je l’achèterai en version numérique

    • Vincent Mignerot
      Vincent Mignerot 09/10/2013

      Merci beacuoup pour votre intérêt,

      Je vous transmets informations et documents par mail.

      Bien à vous,

      Vincent.

  5. […] et technologies dont nos avantages dépendent, même si nous les savons préjudiciables (lire : Le piège de l’existence). Une “décroissance” n’est pas plus possible qu’une transition […]

  6. […] fermement et, surtout, à partir desquelles nous opérons imprudemment notre adaptation (lire : Le piège de l’existence). Le modèle Essai Sur la Raison de Tout explique notamment pourquoi le politique ne peut rien […]

  7. CHRISTOPHE
    CHRISTOPHE 14/12/2013

    Je reposte la précédente étant illisible!!

    Théorie passionnante et j’aimerais partager quelques réflexions personnelles qui peuvent y trouver leur place.

    – la subjectivité de l’individu est gérée par un ensemble de réseaux connectés et auto référents en couches successives, ce qui n’explique rien, sinon que l’illusion d'”être au monde” n’est plus à démontrer et parait être, aujourd’hui, un artefact de ce niveau de fonctionnement du cerveau, inconscient au “Je” et seul opérant.

    Durant cette évolution qui mène à la pensée au plus haut niveau, vous notez un point notable dans cette illusion qui émerge mais qui doit retraduire une réalité fonctionnelle plus profonde, la séparation entre un “Je” et une re-présentation du monde, le “Je” se retrouve en dehors du monde qu’il observe (fictionnellement bien sûr). De plus par cette position, il devient le seul à voir le monde et les autres (il n’y a pas
    pour lui d’autre monde possible), la question de savoir si les autres ont la même sensation que lui (le moi qui écrit d’ailleurs) ne se pose même pas.

    On aurait pu imaginer une autre évolution du cerveau qui aurait permis une vision plus collective de l’humain dans son environnement, d’ailleurs cette potentialité peut être évoquée à propos des humains chasseurs cueilleurs, supplantés par une autre évolution humaine.

    – l’apparition de la couche de subjectivité au dessus de la couche issue de l’évolution que vous appelez “synesthésie”. Elle est à mettre en corrélation (cause ?) avec l’explosion des réalisations humaines (explosion en chaine par des processus de rétroaction d’apprentissage-expérience favorisant toujours plus son développement), à la fin du paléolithique et surtout au néolithique. Elle pourrait avoir mis plus de 40000 à se construire dans le cerveau des hommes de cette époque. Elle n’a fait que s’amplifier jusqu’à nos jours dans un bain culturel et informationnel en croissance permanente.
    J’aime à imaginer que les peintures rupestres sont les premiers exemples de représentations issues de cette couche de subjectivité qui en était à ses débuts, représentations animales dues à la prégnance de la réalité animale (c’est pourquoi il n’y a pas de décors représenté, ni ou si peu d’humains) dans la vie des individus d’alors. Puis le “Je” et par conséquence la reconnaissance de l’autre et de l’humanité primordiale a pris le dessus et nous a éloigné, au moins pour la grande majorité des humains et jusqu’à présent, de la nature.

    – le détachement de la réalité, inhérent au développement de la pensée et déniée au profit du narcissisme humain se ressent, dans l’histoire et jusqu’à maintenant
    dans les expressions culturelles, artistiques et techniques, l’homme est uniquement tourné vers lui-même (peinture, sculpture, écriture, musique…) et les constructions
    d’artefacts (tout se qu’on produit ou bâti) sont faites pour lui, la nature étant marginalisée et uniquement exploitée (même les peintres impressionnistes n’utilisent le
    paysage que pour exprimer leur propre vision).
    La nature doit rentrer dans nos représentation fictionnelles, codifiée-chosifiée, elle aurait pu être intégrée dès le début de la pensée, comme un prolongement de la période synesthésique.

    – le déni de nature que je prenais jusqu’à présent pour une peur ancestrale (ce n’est peut-être pas antinomique, la peur a pu être un facteur du développement de la pensée, voir les grandes peurs moyenâgeuses), a conduit l’homme à bâtir sa propre nature au dessus de la réelle, en essayant de la cacher au maximum : villes, routes, surfaces bitumées sont en expansion, la nature n’étant représentée que par la notion de jardins ou de forêts suffisamment propres pour ne plus faire peur (mais peu de gens s’éloignent encore en forêt). Nous trouvons toutes les justifications à cela : la population croissante, le besoin de circuler, d’aller se regrouper autour d’un
    château, d’une église…

    Toutes les connaissances sur la nature et l’univers sont d’abord controversées et ne deviennent ensuite l’apanage que d’une toute petite fraction de l’humanité. Ce que je connais et ce que j’en ai compris (sujet à caution évidemment) fait maintenant partie de ma représentation personnelle du monde, chaque individu n’ayant qu’une faible part de la connaissance générale et beaucoup n’en ont aucune part. La majorité des êtres humains fonctionnent sur un environnement stable de représentations essentiellement religieuses (politiques à la marge), qui évolue très peu et qui se renforce et s’homogénéise par regroupement réguliers des personnes dans leur “chapelles culturelle”. Ce fonctionnement social nous convient très bien et l’espoir est un ciment qui entretient le tout, ainsi que les oppositions entre groupes humains (les autres dont c’est la faute généralement).
    La théorie du tout, comme celle de la relativité ne restera que marginale et non représentative de et dans la culture humaine future, même s’il s’avère qu’elle “colle” à la prochaine réalité de nombreuses personnes.

    – la fin.
    L’évolution a permis l’émergence d’une boite crânienne dilatée et le cerveau y a pris sa place, avec tout ce qu’il a engendré.
    Peut-être que les néandertaliens avec leur cerveau plus gros n’ont pas su dépasser les contradictions entre nature et humanité ?

    Les homo sapiens, apparus il y a 200 000 ans, ont réussi en un peu plus de 100 ans à pourrir leur environnement de façon définitive. Cette espèce n’a pas eu les moyens ou trop de moyens pour rester cohérente avec son environnement. Pensée et entropie font bon ménage, toutes nos constructions artefactuelles et intellectuelles conduisent à transformer l’énergie (solaire) en structures qui sont vouées à péricliter si la nature n’est plus là pour servir d’intermédiaire.

  8. La NSA a réussi à hacker le cœur même d'Internet | Mediapart - Théorie de tout
    La NSA a réussi à hacker le cœur même d'Internet | Mediapart - Théorie de tout 17/01/2014

    […] au plus haut de sa capacité à créer de la complexité et à dissiper l’énergie (lire Le piège de l’existence). […]

  9. […] Environnement : trop tard depuis toujours – L'écologie est-elle possible ? – Le piège de l'existence – 2030 : l'inévitable déclin – De l'utilité du réchauffement climatique – Dichotomie à […]

  10. […] Tenter de s’opposer au processus le renforce donc également. Ce que nous désirons le plus au monde, empêcher l’entropie, la perte de complexité, le délitement des informations définissantes soit la fin du monde humain à terme, cela tout autant semble régulé de l’extérieur, et nos désirs dans la compétition nous entraîneraient tous contre notre gré dans le piège de l’existence. […]

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