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Lamarck et la destruction de l’équilibre écologique vital

 

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« L’homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce.

En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues et stériles, inhabitables et désertes.

Négligeant toujours les conseils de l’expérience, pour s’abandonner à ses passions, il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, et les détruit de toutes parts et sous tous prétextes : en sorte qu’on voit des populations, autrefois considérables, s’appauvrir de plus en plus. On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable. »

 

Jean-Baptiste de Lamarck

“Système analytique des connaissances positives de l’Homme”  1820

 
 
 

2 Comments

  1. […] Il y a vingt ans, trente ans aussi, Dennis Meadows l’a demandé au monde dès 1972 quand Lamarck le souhaitait dès 1820. Mais rien n’a jamais changé. Nos discours n’ont potentiellement rien à voir avec la […]

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