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Catégorie : Avenir

L’ennui favoriserait les opinions politiques extrêmes

 

 

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The Adrastia organisation : “We are on the verge of an unprecedented global environmental switch”

 

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The Adrastia organisation works on the overcoming of humanity’s climax. Facing this unavoidable decline, Adrastia intends to provide scientific and social information and thinking, about the big economical and environmental issues, « to better anticipate the systemic degradation of our environment ».

We interviewed its president Vincent Mignerot, about the illusion of an eternal  development, and the forthcoming collapse.

 

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In french : Le Comptoir

Translation : Yves Bodson, Leïla Riguet

 
 

Le Comptoir :

On the beginning of your manifesto, you said, I quote : “the peak of availability, of all the resources necessary to our survival, has been crossed”. Could you briefly expose the arguments underlying this observation ?

Vincent Mignerot :

Until the eighteenth century, humanity evolved filling its needs by the exploitation, almost exclusively of  raw materials, and energetic resources – animal, vegetable, mineral, hydraulic, and wind – available on earth. However, the growth of utilisation of coal and oil pushed us to dig deeper in the ground to fulfil our needs. We moved from a bi-dimensional interaction with environment, to a three-dimensional one.

But the act of digging, to extract the resources is subject to physical constraints that we can summarize like this : “the more we dig, the harder it will be to continue to dig”. The extraction of everything that allows a good functioning of our economy, from hydrocarbons to metals, is leading to a bottleneck : the cost of research for energy and raw materials is everyday higher, because the strains made are higher everyday. Experts call it Energy Returned On Energy Invested (EROEI) or Energy Return On Investment (EROI).

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Quand les machines à vapeur étaient… solaires ! – Philippe Gauthier

Philippe Gauthier | 5 juin 2016

Publication originale sur le site VOIR

 

Bien qu’on associe généralement le XIXe siècle au charbon, cette source d’énergie n’est imposée que tardivement, pour atteindre son sommet vers 1900. En réalité, rappelle François Jarrige, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, l’époque victorienne a été marquée par une intense course aux nouvelles énergies, longtemps dominée par la traction animale, le vent et même… le soleil. L’idée persistante de « l’énergie illimitée du soleil » apparaît en effet dès 1870!

Je n’ai pas l’intention ici de résumer toute la conférence prononcée au début de mai par l’historien (voir les sources plus bas pour le lien), seulement d’en dégager quelques idées fortes avant de revenir sur cette histoire oubliée d’énergie solaire au XIXe siècle. Selon François Jarrige, il importe de réécrire l’histoire énergétique du XIXe siècle. La victoire du charbon n’était pas inéluctable et, dans les faits, elle a affronté de nombreux obstacles. Le XXIe siècle est en train de renouer avec cette inventivité en matière d’énergie.

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Perfectionnement des sources existantes

Au début du XIXe siècle, les machines à vapeur demeurent des curiosités et le charbon, lourd et difficile à transporter, reste peu disponible. La ville de Manchester, en Angleterre, est longtemps le centre et la principale démonstration des possibilités de la vapeur. Dans les régions moins bien pourvues en charbon, on exploite de plus en plus rationnellement la traction animale, le vent et l’eau.

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Franck Capra, 1958 : le réchauffement climatique est un risque

En 1958 Franck Capra réalise un film pédagogique tout public sur le fonctionnement de la biosphère, en particulier du climat. Il fait un état des lieux sur les connaissances scientifiques de l’époque concernant la circulation des vents, l’origine des orages, des cyclones, le cycle de l’eau…

Le film se termine en posant cette question qui nous inquiète aujourd’hui et dont la réponse ne fait plus mystère : l’humanité est-elle capable de perturber le climat par son action ?

Les estimations sur la montée des eaux sont sans doute excessives (en tout cas pour des échéances de l’ordre du siècle), nous pourrons ne pas adhérer au discours théologique ou à la naïveté de la conclusion (que les hommes aient été créés pour trouver l’harmonie entre eux et avec la nature), mais l’annonce du réchauffement climatique est là et parfaitement claire.

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Tomorrowland : Disney et la fin du monde

 

Le film À la poursuite de demain (Tomorrowland) se termine sur les fantasmes habituels d’un sauvetage possible de la planète grâce à l’innovation technologique et aux énergies renouvelables. Mais il est remarquable de constater que les scénaristes de chez Disney (Disney !) font une analyse de la réaction psychologique humaine devant le risque d’effondrement bien plus fine que la plupart des experts en la matière (pour aller plus loin, lire Les émotions de la thermodynamique).

 

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Réchauffement : le seuil des 2 degrés, déjà ? | Agence Science-Presse

 

(Agence Science-Presse) Cette limite des deux degrés à ne pas dépasser? Ça y est, cet hiver, nous l’aurions brièvement atteinte pour la première fois de l’histoire, dans l’hémisphère nord.

 

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Rappel :

TOUTES les politiques contemporaines de protection de l’environnement et en particulier du climat auraient dû exister ET réussir dès les années 1970 – 1980 (lire COP21 : espérer le changement, pour ne rien changer).

Aujourd’hui, le risque que l’inertie climatique nous propulse à elle seule au-delà de ce que pourra supporter la biosphère pour que la vie et l’humanité n’en souffrent pas gravement est immense, et nous voyons le processus se dérouler sous nos yeux (lire 2 degrés de réchauffement, c’est trop ! GIEC, ONU, Mai 2015).

L’estimation moyenne de l’inertie climatique est de 40 ans, pour la seule température c’est-à-dire sans compter les modifications des flux atmosphériques et océaniques, qui s’étendent sur plusieurs centaines d’années supplémentaires (lire Inertie climatique : 40 ans entre la cause et l’effet). 20 ans d’inertie, comme indiqué dans l’article de l’Agence Science Presse est la fourchette basse, qui monte jusqu’à 50 ans selon les études trouvées sur la question.

Nous découvrons en 2016 des dérèglements du climat qui trouvent leur source dans les années 1970 et notre éventuel impact modérateur sur ce réchauffement et ses effets n’arrivera qu’après les années 2050. Pour une inertie de 40 ans, notre décalage psychologique et émotionnel sur la réalité est de 80 ans.

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COP21 : espérer le changement, pour ne rien changer

 

Grandjean Chroniques de l'anthropocène
Alain Grandjean – Chroniques de l’anthropocène

 

Je travaille sur ce site et dans l’association Adrastia à diagnostiquer les faux espoirs et les assertions non scientifiques concernant la protection de l’environnement. Je relaie le point de vue d’Alain Grandjean sur l’accord COP21 (intégré ci-dessous ou suivre ce lien) en apportant quelques éléments de critique, à développer ou qui sont développés dans les liens hypertextes (je passe les critiques les plus évidentes : accord non contraignant, échéancier beaucoup trop tardif et étendu).

 

– Alain Grandjean confirme que nous sommes sur la trajectoire des 3 °C de réchauffement.

– Les fantasmes sur les nouvelles énergies renouvelables (ENR) sont omniprésents (les voitures électriques pollueraient moins que les thermiques par exemple et aucune mention de la fin des ressources).

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COP21 : un avenir plus serein

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Image GEO 2015 © Léia Santacroce

 

À l’issue d’intenses mais fructueuses négociations, aujourd’hui, le 12 décembre 1975, 3 ans seulement après la publication du rapport Meadows Les limites de la croissance, les représentants des états réunis à Paris ont signé un accord de solidarité en faveur de la protection de l’environnement, en particulier du climat.

L’anticipation proposée par cet accord contraignant permettra d’éviter les effets de l’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années. Si les émissions de gaz à effet de serre devaient évoluer au rythme du développement de nos économies, tel qu’il est estimé par le rapport Meadows, dès le début du 21ème siècle il serait alors trop tard pour agir et le climat subirait un réchauffement inéluctable de 3 à 6 degrés à l’horizon 2100. Ce réchauffement, par sa rapidité inédite, pourrait désertifier l’essentiel des surfaces terrestres et rendre les océans 150 pourcents plus acides, provoquant une extinction massive et globale des espèces animales et végétales, laissant peu d’opportunités d’existence pour l’humanité à terme.

Les efforts envisagés par cette « Conference Of Parties » de 1975 permettront heureusement d’éviter cette issue funeste.

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L’homme et l’énergie, des amants terribles – Jean-Marc Jancovici

 

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Conférence à l’école des Ponts et Chaussées, le 18 septembre 2015

 

Une conférence indispensable pour comprendre les liens entre énergie, matières premières, économie et écologie au sens large.

Je ne partage pas le point de vue de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire. Je crains que dans une perspective de protection de l’environnement et de soutien des économies, “remplacer le charbon par des centrales nucléaires” nous fasse prendre des risques techniques que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir assumer à terme. Par ailleurs l’idée qu’un mode de production d’énergie, quel qu’il soit, puisse se substituer à un autre est une hypothèse non vérifiée qui peut entraîner des espoirs infondés voire contre-productifs : jusqu’à aujourd’hui, à l’échelle mondiale, toutes les façons de produire de l’énergie se sont additionnées strictement, accumulant pour l’environnement leurs effets délétères respectifs. La substituabilité d’une énergie par une autre serait envisageable si le PIB d’un pays n’était pas intimement lié à sa consommation d’énergie, mais les équations et la réalité ne le montrent pas(1) et chaque pays préfère naturellement utiliser tous les moyens à sa disposition pour obtenir de l’énergie plutôt que de reculer dans la compétition économique.

Dans le constat de la stricte addition des modes de production d’énergie je suis donc entièrement d’accord avec Jean-Marc Jancovici lorsqu’il affirme, à 1:28:25 de son intervention :

“Les gens qui disent “on va remplacer les fossiles par du photovoltaïque et de l’éolien”, malheureusement pour eux, ne font QUE œuvrer pour que le changement climatique soit plus important.”

Mais le raisonnement pour les ENR s’appliquant aussi selon moi pour le nucléaire, il faut craindre que les sociétés qui fonctionneront encore après la singularité écologique (la fin du développement pour l’ensemble de l’humanité) consommeront toujours très majoritairement du charbon, du pétrole et du gaz, tout comme nos sociétés d’aujourd’hui.

“Entre 2000 et 2014, le charbon a augmenté 35 fois plus que le solaire, et 10 fois plus que l’éolien” (JM Jancovici).

Demain sera beaucoup plus steampunk que smart grid.

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