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Catégorie : Crises

L’ennui favoriserait les opinions politiques extrêmes

 

 

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The Adrastia organisation : “We are on the verge of an unprecedented global environmental switch”

 

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The Adrastia organisation works on the overcoming of humanity’s climax. Facing this unavoidable decline, Adrastia intends to provide scientific and social information and thinking, about the big economical and environmental issues, « to better anticipate the systemic degradation of our environment ».

We interviewed its president Vincent Mignerot, about the illusion of an eternal  development, and the forthcoming collapse.

 

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In french : Le Comptoir

Translation : Yves Bodson, Leïla Riguet

 
 

Le Comptoir :

On the beginning of your manifesto, you said, I quote : “the peak of availability, of all the resources necessary to our survival, has been crossed”. Could you briefly expose the arguments underlying this observation ?

Vincent Mignerot :

Until the eighteenth century, humanity evolved filling its needs by the exploitation, almost exclusively of  raw materials, and energetic resources – animal, vegetable, mineral, hydraulic, and wind – available on earth. However, the growth of utilisation of coal and oil pushed us to dig deeper in the ground to fulfil our needs. We moved from a bi-dimensional interaction with environment, to a three-dimensional one.

But the act of digging, to extract the resources is subject to physical constraints that we can summarize like this : “the more we dig, the harder it will be to continue to dig”. The extraction of everything that allows a good functioning of our economy, from hydrocarbons to metals, is leading to a bottleneck : the cost of research for energy and raw materials is everyday higher, because the strains made are higher everyday. Experts call it Energy Returned On Energy Invested (EROEI) or Energy Return On Investment (EROI).

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L’homme et l’énergie, des amants terribles – Jean-Marc Jancovici

 

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Conférence à l’école des Ponts et Chaussées, le 18 septembre 2015

 

Une conférence indispensable pour comprendre les liens entre énergie, matières premières, économie et écologie au sens large.

Je ne partage pas le point de vue de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire. Je crains que dans une perspective de protection de l’environnement et de soutien des économies, “remplacer le charbon par des centrales nucléaires” nous fasse prendre des risques techniques que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir assumer à terme. Par ailleurs l’idée qu’un mode de production d’énergie, quel qu’il soit, puisse se substituer à un autre est une hypothèse non vérifiée qui peut entraîner des espoirs infondés voire contre-productifs : jusqu’à aujourd’hui, à l’échelle mondiale, toutes les façons de produire de l’énergie se sont additionnées strictement, accumulant pour l’environnement leurs effets délétères respectifs. La substituabilité d’une énergie par une autre serait envisageable si le PIB d’un pays n’était pas intimement lié à sa consommation d’énergie, mais les équations et la réalité ne le montrent pas(1) et chaque pays préfère naturellement utiliser tous les moyens à sa disposition pour obtenir de l’énergie plutôt que de reculer dans la compétition économique.

Dans le constat de la stricte addition des modes de production d’énergie je suis donc entièrement d’accord avec Jean-Marc Jancovici lorsqu’il affirme, à 1:28:25 de son intervention :

“Les gens qui disent “on va remplacer les fossiles par du photovoltaïque et de l’éolien”, malheureusement pour eux, ne font QUE œuvrer pour que le changement climatique soit plus important.”

Mais le raisonnement pour les ENR s’appliquant aussi selon moi pour le nucléaire, il faut craindre que les sociétés qui fonctionneront encore après la singularité écologique (la fin du développement pour l’ensemble de l’humanité) consommeront toujours très majoritairement du charbon, du pétrole et du gaz, tout comme nos sociétés d’aujourd’hui.

“Entre 2000 et 2014, le charbon a augmenté 35 fois plus que le solaire, et 10 fois plus que l’éolien” (JM Jancovici).

Demain sera beaucoup plus steampunk que smart grid.

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L’humain peut-il s’adapter à lui-même ? – Gilles Boeuf

 

Conférence d’honneur dans le cadre du Forum EDS 2013 : Développement durable et biodiversité : le rôle des universitaires.

Pour sa deuxième édition, le Forum EDS recevait un conférencier de prestige, M. Gilles Bœuf, biologiste, professeur à l’Université Pierre & Marie Curie (Paris 6/UPMC) et président du Muséum National d’Histoire Naturelle de France.

Gilles Bœuf vient d’être nommé pour faire partie du très important Groupe d’experts multidisciplinaires de l’IPBES (Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), équivalent du GIEC pour la biodiversité.

Sa conférence s’intitulait « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même? »

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C. Bourguignon – Sur l’agriculture intensive et la fin de l’humanité

 

“Les écologistes se posent la question à l’heure actuelle de savoir jusqu’où… à quel moment l’humanité qui commencera à s’écrouler. Pour le moment, on a détruit 90 % de notre biodiversité en Europe, ça va encore pour nous. Donc les écologistes disent : est-ce que c’est à 95% que le système va lâcher, est-ce que c’est… je sais pas. La catastrophe du Crétacé est ridicule en comparaison de ce qui se passe en ce moment.”

 
Claude Bourguignon
 

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Crises, environnement, climat : pourquoi il est trop tard pour agir… depuis toujours

 

Format PDF à télécharger en bas de page 

Nous nous questionnons sur la soutenabilité de nos sociétés en contexte de crise systémique. Parviendrons-nous à nous adapter au changement climatique ? Saurons-nous remplacer nos ressources énergétiques, que nous savons limitées, par d’autres, disponibles sur le long terme ? Pourrons-nous dépasser la fin des matières premières pour construire un autre monde, plus sobre, de surcroît plus respectueux de l’environnement ?

Si nous n’y parvenons pas et que les civilisations hypertechnologiques d’aujourd’hui disparaissent, d’autres pourront-elles leur survivre et prolonger longtemps l’histoire humaine ?

Cet article est une introduction à la théorie écologique de l’esprit et à la théorie de tout proposées dans les ouvrages référencés ci-dessous, tentant d’éprouver leurs arguments et leur méthodologie au regard d’un avenir aux perspectives inquiétantes qu’il nous faut apprendre à penser et anticiper.

Le piège de l’existence : Pour une théorie écologique de l’esprit, Editions SoLo, 2015

Essai Sur la Raison de Tout, deuxième version : La vérité, Editions SoLo, 2014

Synesthésie et probabilité conditionnelle : Lire le langage de programmation de l’Univers, accéder à une théorie de tout ?, Editions SoLo, 2014

theorie de tout mignerot

Plan :

1    Evolution autonome du climat

2    Le libre arbitre, cette (belle !) illusion

3    La compétition interdit la protection de l’environnement

4    Un effondrement salvateur ?

5    L’autodestruction est inscrite dans le principe d’humanité

6    Des processus, non une suite d’évènements

7    L’incertitude comme une défense, non comme de la prudence

8    Conclusion

–    Définitions et références

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Inertie climatique : 40 ans entre la cause et l’effet

 

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Crédit : Collectif Alaplage

[Dernière mise à jour : juin 2017]

Il est assez difficile de trouver des références sur une estimation du temps que met l’atmosphère à réagir aux modifications anthropiques de sa composition (modifications dues aux émissions par l’humain de gaz à effets de serre). Ce temps de réaction (hystérésis, inertie climatique, ou encore “climate lag”) a pourtant été estimé, car il est indispensable pour effectuer des calculs projectifs sur le réchauffement climatique.

Cette inertie est estimée au plus bas à 10 ans[1], celle-ci pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines d’années s’il est tenu compte du fait que plus l’atmosphère est chargée en CO2, plus l’inertie du réchauffement augmente pour chaque nouvel apport de CO2[2]. Une valeur médiane est proposée par J. Hansen[3] : 40 ans (voir également Skeptical Science[4]). Dans tous les cas, la valeur de l’inertie climatique ne correspond ici qu’à la chaleur accumulée, non à la réaction globale de la biosphère à cette chaleur qui, elle, peut s’étaler sur plusieurs décennies supplémentaires, voire plusieurs siècles ou millénaires (modification de l’ensemble des flux océaniques et atmosphériques, transformations des écosystèmes).

Notre investissement pour la protection du climat subit donc un important décalage temporel. Si nous retenons l’estimation d’une quarantaine d’années, le climat de 2017, qui nous inquiète déjà, correspond, en chaleur, aux émissions de CO2 antérieures aux années 1980. De même, les émissions actuelles n’auront produit tous leurs effets sur la température qu’après 2050…

Nous tentons de réagir à ce que nous connaissons d’un monde qui date d’avant 1980, alors que le monde d’après 2050 est déjà écrit, nous sommes en décalage psychologique et émotionnel de 80 ans avec la réalité !

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Austérité – Lourdement déficitaire, le Paradis forcé de se tourner vers un modèle payant

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Source : Le Gorafi

 

Au-delà – Confronté à un déficit record, le Paradis pourrait revoir sa stratégie économique et à terme se tourner vers un modèle payant. Une révolution qui pourrait mettre fin à plusieurs millions d’années de services gratuits offerts à toute personne séjournant dans l’au-delà. Mais cette décision ne fait pas que des heureux. Reportage.

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Sources d’énergie et histoire de l’Humanité, par Carlo M. Cipolla

 

Carlo Maria Cipolla, historien, fait en 1961 une excellente synthèse de l’intime relation entre développement humain et disponibilité de l’énergie. Un texte qui annonçait déjà les problèmes contemporains, mais qui souligne aussi notre remarquable capacité à ne pas tenir compte des informations et données rationnelles et vérifiables pour penser et opérer notre adaptation.

Ce qui n’a pas changé aujourd’hui.

 

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