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Catégorie : Destruction de l’équilibre écologique vital

COP21 : un avenir plus serein

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Image GEO 2015 © Léia Santacroce

 

À l’issue d’intenses mais fructueuses négociations, aujourd’hui, le 12 décembre 1975, 3 ans seulement après la publication du rapport Meadows Les limites de la croissance, les représentants des états réunis à Paris ont signé un accord de solidarité en faveur de la protection de l’environnement, en particulier du climat.

L’anticipation proposée par cet accord contraignant permettra d’éviter les effets de l’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années. Si les émissions de gaz à effet de serre devaient évoluer au rythme du développement de nos économies, tel qu’il est estimé par le rapport Meadows, dès le début du 21ème siècle il serait alors trop tard pour agir et le climat subirait un réchauffement inéluctable de 3 à 6 degrés à l’horizon 2100. Ce réchauffement, par sa rapidité inédite, pourrait désertifier l’essentiel des surfaces terrestres et rendre les océans 150 pourcents plus acides, provoquant une extinction massive et globale des espèces animales et végétales, laissant peu d’opportunités d’existence pour l’humanité à terme.

Les efforts envisagés par cette « Conference Of Parties » de 1975 permettront heureusement d’éviter cette issue funeste.

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L’Hommauto – Bernard Charbonneau, 1967

 
 

Laissée à elle-même, la bagnole finit par se détruire. Le temps que sa rapidité nous donne, elle nous le prend aussitôt pour nous expédier ailleurs. Comme le téléphone ou l’avion, pour une corvée qu’elle nous supprime, elle nous en invente mille. Elle nous mène à la campagne, mais bientôt, l’auto aidant, nous ne trouverons plus à cent kilomètres de voiture la baignade ou la verdure qui nous attendaient à cinq minutes de marche.

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L’apparition des grandes religions expliquée par une hausse du niveau de vie

 

Psychomedia

 

Sources : Psychomedia et Current Biology

 

Le 12 décembre 2014, le magazine en ligne Psychomedia publie un article résumant les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans Current Biology (intégration ci-dessous). Celle-ci montrerait que l’apparition des grandes traditions religieuses trouverait sa cause dans une augmentation générale du niveau de vie (que les auteurs appellent aussi “capture d’énergie”).

L’Essai Sur la Raison de Tout propose également de considérer l’hypothèse d’une théorie écologique de l’esprit : la singularité humaine (capacités d’abstraction, langage complexe et structure psychique) n’aurait pour explication que la dérégulation progressive de la relation à l’environnement par l’acquisition de techniques qui, si elles apportent des avantages adaptatifs, ont aussi des effets destructeurs obligeant à devoir substituer à la réalité de ces effets délétères d’autres représentations afin de ne plus avoir à en tenir compte pour maintenir possible le profit. L’humanité serait la seule espèce capable d’agir de façon dérégulée sur l’environnement, en s’adaptant en fonction des histoires qu’elle se raconte plutôt qu’en fonction de la réalité perçue. Cette différence suffirait à expliquer sa différenciation de l’ensemble des autres êtres vivants. L’humanité n’est plus une espèce comme les autres, car elle peut croire que les animaux chassés de façon dérégulés pourront exister même après leur disparition, que la destruction par le feu mal maîtrisé pourra être compensée par une meilleure maîtrise du feu et que les accidents deviendront impossibles, que les forêts repoussent sans fin à l’identique après leur abattage, que les champs pourront rester fertiles malgré leur surexploitation etc.

L’humanité, affranchie de la régulation de la vie par la vie qui définit normalement le champ des possibles pour tout être vivant, ne peut pour autant pas exister sans donner ni sens ni règles à son action, et l’acquisition d’un plus grand confort par le non-respect des règles préinscrites dans les contraintes naturelles impliquerait l’élaboration de mythologies et de croyances proposant leurs propres règles de régulation.

Cette étude participerait à confirmer cette hypothèse.

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Club Dorothée : Terre, attention danger

 
 

“Si nous n’y prenons pas garde

Un jour prochain

C’est l’homme qui disparaîtra.”

 
 

Combien d’enfants ont été marqués par ce générique si angoissant ?

C’était il y a 23 ans, depuis le comportement humain n’a changé en rien, parce que malgré notre bonne volonté la protection de l’environnement est impossible.

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

 

Terre attention danger – Le Lion d’Asie (Émission du 1er mars 1992) :

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The Newsroom et le climat : quand la fiction énonce le vrai

Si la fiction est le lieu de l’invention et du dépassement de la réalité, elle permet aussi parfois de dire les choses plus clairement, presque innocemment, justement sous le prétexte de la fiction.

Cette interview est basée sur les mesures réelles de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère effectuées en… 2012. À noter que l’épisode dont est issu l’extrait ci-dessous date également de 2012, une simple série télévisée a donc été aussi prompte que les grands médias d’information et, vous allez le voir, nettement plus directe sur les conséquences du réchauffement climatique. C’était il y a bientôt 3 ans. Nous risquons de découvrir dans les années à venir le vrai sens de l’expression « la réalité dépasse la fiction ».

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

Série The Newsroom, saison 3 épisode 3, 2012 (sous titres en anglais dans les options Youtube de la vidéo, retranscription en français ci-dessous) :

Les phrases essentielles :

– “Les personnes qui mourront à cause d’une catastrophe environnementale sont déjà nées.”

– “Vous estimez le problème urgent ?

Westbrook : Pas exactement. Votre maison brûle complètement, le problème est urgent. Votre maison a déjà brulé, le problème est réglé.”

– “Vous sous-entendez que c’est sans espoir. C’est l’avis de l’administration ou le vôtre ?

Westbrook : Il n’y a pas plus d’avis à avoir là-dessus que sur la température de l’eau bouillante.”

– “Nous devrions connaître une évolution dystopique vers une vie post-apocalyptique.”

– “C’est le problème Will. Les américains sont optimistes de nature. Si nous faisons face au problème, si nous écoutons nos meilleurs scientifiques et agissons de manière décisive, je ne vois quand même pas comment nous pourrions survivre.”

Vidéo :

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L’humain peut-il s’adapter à lui-même ? – Gilles Boeuf

 

Conférence d’honneur dans le cadre du Forum EDS 2013 : Développement durable et biodiversité : le rôle des universitaires.

Pour sa deuxième édition, le Forum EDS recevait un conférencier de prestige, M. Gilles Bœuf, biologiste, professeur à l’Université Pierre & Marie Curie (Paris 6/UPMC) et président du Muséum National d’Histoire Naturelle de France.

Gilles Bœuf vient d’être nommé pour faire partie du très important Groupe d’experts multidisciplinaires de l’IPBES (Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), équivalent du GIEC pour la biodiversité.

Sa conférence s’intitulait « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même? »

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C. Lévi-Strauss : Ce n’est pas un monde que j’aime

 

« Ce que je constate, ce sont les ravages actuels ; c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne – si je puis dire – et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime. »

Claude-Lévi Strauss

 

 

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