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Catégorie : La solitude

L’ennui favoriserait les opinions politiques extrêmes

 

 

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Les émotions de la thermodynamique

 

Ou l’amour suicidaire

 

Anna Thairs Entropy

Crédit : Anna Thairs

Vincent Mignerot, septembre 2015

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La pièce de théâtre BIG FREEZE, thermodynamique de l’amour, en partie inspirée de ce texte, a été rejouée au Théâtre de la Reine Blanche en février 2017.

Lire une critique de la pièce, Libération.fr.

Qu’avons-nous fait ?

Le climat maniaco-dépressif, les océans exsangues, les forêts saccagées, les champs en cours de stérilisation, les espèces végétales et animales disparaissant plus vite que nous parvenons à les répertorier ? Nous n’avons jamais voulu cela ! Comment expliquer que le monde nous échappe à ce point, quand nous avons le sentiment de ne l’avoir jamais autant maîtrisé ?

Nous devons envisager que quelque chose nous dépasse, que nous n’avons peut-être même pas inventé, ni Dieu, ni les équations de la physique ni aucune métaphysique, quelque chose d’autre encore, peut-être un principe universel simple et déjà inscrit en nous, mais si révélateur de notre vérité que nous ne pouvions l’identifier que lorsque cette vérité deviendrait incontournable.

La solitude nous angoisse et l’apaisement pour notre cœur n’est pas sans effet sur le monde.

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L’univers a-t-il connu l’instant zéro ? – Etienne Klein

 

Pour cette nouvelle édition de la conférence grand public de l’Institut Fourier, baptisée depuis cette année MathEnVille, Etienne Klein nous parlera de l’univers et de sa création :

Le terme “big bang” est couramment employé comme synonyme de l’origine de l’univers. Mais cette façon de parler traduit-elle vraiment ce que disent aujourd’hui nos équations ?

 

 

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L’Univers n’existe pas, il passe

 

 L'Univers passe

 
 
 

Notre Univers est-il ouvert ou fermé ?

La cosmologie ne se fourvoie-t-elle pas en tentant de répondre à cette question obsessionnelle ?

Christian Magnan, Collège de France

 
 

Une question taraude les astrophysiciens : l’Univers est-il un système ouvert ou un système fermé ? Dit autrement : d’où provient l’énergie qui alimente son évolution, son expansion ? Provient-elle de son intérieur, par une forme d’« énergie sombre », ou est-il « ouvert » sur quelque chose, à définir, qui l’alimenterait et l’empêcherait de se trouver dans un état dit de stabilité thermodynamique ? Si, comme le montrent certaines des dernières recherches à ce sujet l’avancée générale des structures qui constituent l’Univers tend vers la maximisation de la dissipation de l’énergie (MEP : Maximum Entropy Production), d’où provient cette énergie ?

Il faut résoudre le paradoxe d’un Univers qui doit à la fois être toute chose (un système fermé) et pour autant trouver ressource suffisante à maintenir le déséquilibre thermodynamique qui permet sa complexification progressive.

Et si, au lieu de puiser ses ressources en quelque lieu interne ou externe providentiel, l’Univers les puisait à… hier ?

Il faut réformer nos préconçus. Nous pensons en trois dimensions, et nous pensons en temporalité. Mais rien ne dit que l’Univers soit intrinsèquement une structure tridimensionnelle à l’intérieur de laquelle s’écoulerait le temps. Au contraire, tout ce que nous pouvons observer de l’Univers pourrait n’avoir aucune dimension, et ne générer de l’observable que parce que les dimensions apparaîtraient au fur et à mesure du passage du temps.

La source même de l’énergie qui donne forme à tout ce qui fait monde pourrait n’être que l’écoulement du temps, et rien n’aurait d’existence en-dehors de cet écoulement. La provenance du réel et de son agencement ne serait que le précédent de l’instant au profit de l’instant toujours en train de se faire.

Nous avons peut-être trouvé l’ouverture, l’extérieur de l’Univers. Cette altérité à la totalité de ce qui peut être ne serait que cette même totalité qui se consommerait elle-même pour assurer sa propre pérennité.

Cela ne serait pas sans conséquence. Si tout prend forme à partir de la consommation de tout instant précédent la forme, cela signifie que tout instant précédent… disparaît définitivement ! Il n’y aurait pas alors d’hier physique, nulle part dans l’Univers. Tout ce qui aurait eu lieu serait annihilé à chaque instant, au profit de la continuation de la totalité.

Voilà ce que nous pouvons envisager du réel et qui pourrait répondre à la question de l’ouverture : l’Univers n’aurait aucune existence d’aucune sorte dans aucune dimension en-dehors de celles que génèrerait l’instant.

Hier n’existerait plus du tout. Demain n’existerait pas encore.

Tout ne serait que perpétuel glissement.

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Maximum Entropy Production – 3e loi thermodynamique

 

La physique aujourd’hui se questionne sur la possibilité d’une loi générale qui orienterait l’organisation de toute chose, qui donnerait un sens à l’évolution de l’Univers.

La “troisième loi de la thermodynamique” ou MEP (Maximum Entropy Production) pourrait être cette loi, et elle exprime que les structures physiques suivent la nécessité de toujours dissiper un maximum d’énergie par unité de masse.

 

“L’astrophysicien américain Eric Chaisson a montré en 2001 qu’au fil de l’histoire de l’univers sont apparues des structures capables de dissiper l’énergie toujours plus efficacement, en rapportant leur production d’énergie libre à leur masse :

Source François Roddier - Thermodynamique de l'évolution
Source François Roddier – Thermodynamique de l’évolution
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