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Catégorie : Libre arbitre

Théorie écologique de l’esprit et évolution : un cerveau soumis à la quête de complexité

 

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Illustration depuis le site sciencealert.com – Crédit Jose Luis Calvo/Shutterstock.com

 
 

La tentative d’élaboration d’une “théorie écologique de l’esprit” menée dans les études et ouvrages que je propose envisage que l’humanité et ses capacités singulières ne soient que le résultat d’un processus évolutif général qui obligerait tous les systèmes d’objets à générer toujours un maximum de complexité en fonction de leur capacité à générer de la complexité. Dans le vivant, la sélection s’opérerait en fonction de ce critère et l’évolution serait l’augmentation globale de la complexité des interactions entre tous les êtres vivants, par élimination successive des individus et populations moins performants dans le maintien de la complexité maximale, en fonction des conditions et de leurs propres capacités à générer de la complexité (des relations complexes, voir ci-dessous quelques extraits de l’Essai Sur la Raison de Tout).

L’équipe constituée par le chercheur R. Guevara Erra (CNRS) a élaboré un protocole expérimental afin de tester l’hypothèse que les fonctions les plus élaborées de l’esprit seraient aussi celles qui généreraient le plus de complexité, celles qui optimiseraient le mieux le traitement de l’information (la question du libre arbitre devant alors être traitée en fonction de cette contrainte). La recherche est encore balbutiante sur ces hypothèses et les protocoles sans aucun doute à améliorer. Le potentiel heuristique de tels travaux semble pour autant très grand, ils pourraient participer à la confirmation que l’élaboration d’une théorie écologique de l’esprit pertinente est possible, capable en particulier d’expliquer en quoi nos capacités singulières d’interaction avec notre milieu ont autant d’impact sur l’environnement (très forte consommation de ressources et d’énergie indispensables au fonctionnement des sociétés humaines). L’hypothèse de la dissipation maximale de l’énergie (dite aussi MEP pour Maximum Entropy Production, lire François Roddier) montre déjà certaines qualités : elle est simple, d’aucuns diraient même élégante et, surtout, elle est vérifiable et semble correspondre aux évènements, tels qu’ils ont eu lieu et se déroulent chaque jour.

 

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Tomorrowland : Disney et la fin du monde

 

Le film À la poursuite de demain (Tomorrowland) se termine sur les fantasmes habituels d’un sauvetage possible de la planète grâce à l’innovation technologique et aux énergies renouvelables. Mais il est remarquable de constater que les scénaristes de chez Disney (Disney !) font une analyse de la réaction psychologique humaine devant le risque d’effondrement bien plus fine que la plupart des experts en la matière (pour aller plus loin, lire Les émotions de la thermodynamique).

 

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Les émotions de la thermodynamique

 

Ou l’amour suicidaire

 

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Crédit : Anna Thairs

Vincent Mignerot, septembre 2015

Format PDF à télécharger en bas de page

La pièce de théâtre BIG FREEZE, thermodynamique de l’amour, en partie inspirée de ce texte, a été rejouée au Théâtre de la Reine Blanche en février 2017.

Lire une critique de la pièce, Libération.fr.

Qu’avons-nous fait ?

Le climat maniaco-dépressif, les océans exsangues, les forêts saccagées, les champs en cours de stérilisation, les espèces végétales et animales disparaissant plus vite que nous parvenons à les répertorier ? Nous n’avons jamais voulu cela ! Comment expliquer que le monde nous échappe à ce point, quand nous avons le sentiment de ne l’avoir jamais autant maîtrisé ?

Nous devons envisager que quelque chose nous dépasse, que nous n’avons peut-être même pas inventé, ni Dieu, ni les équations de la physique ni aucune métaphysique, quelque chose d’autre encore, peut-être un principe universel simple et déjà inscrit en nous, mais si révélateur de notre vérité que nous ne pouvions l’identifier que lorsque cette vérité deviendrait incontournable.

La solitude nous angoisse et l’apaisement pour notre cœur n’est pas sans effet sur le monde.

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Théorie écologique de l’esprit : confirmations ?

 

Toute la singularité de l’humanité pourrait ne trouver son origine que dans l’apparition de nouvelles contraintes adaptatives : les avantages acquis et leurs effets sur l’environnement auraient obligé notre esprit à évoluer de façon spécifique.

 

Essai Sur la Raison de Tout, Le piège de l’existenceSynesthésie et probabilité conditionnelles sont trois ouvrages qui traitent de la possibilité d’une “théorie écologique de l’esprit” compatible avec l’histoire, les données anthropologiques et les observations passées ou contemporaines. Le premier ouvrage est un modèle d’évolution à ambition holistique, le second présente une synthèse méthodologique et conceptuelle permettant de mieux comprendre en quoi le déterminisme évolutif semble contraindre nos choix, le dernier propose une modélisation plus fine de la singularité de l’esprit humain, au regard de particularités perceptives et cognitives des autres êtres vivants.

Retrouvez sur cette page des études qui pourraient confirmer la validité des différentes hypothèses que je propose.

 
 

Une structure cognitive analytique ou holistique dépendrait du type d’agriculture (riz, blé) pratiqué dans l’histoire de la communauté d’appartenance de l’individu :

Écouter cette émission sur France Culture

Étude de référence sur Science Mag

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L’apparition des grandes religions expliquée par une hausse du niveau de vie

 

Psychomedia

 

Sources : Psychomedia et Current Biology

 

Le 12 décembre 2014, le magazine en ligne Psychomedia publie un article résumant les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans Current Biology (intégration ci-dessous). Celle-ci montrerait que l’apparition des grandes traditions religieuses trouverait sa cause dans une augmentation générale du niveau de vie (que les auteurs appellent aussi “capture d’énergie”).

L’Essai Sur la Raison de Tout propose également de considérer l’hypothèse d’une théorie écologique de l’esprit : la singularité humaine (capacités d’abstraction, langage complexe et structure psychique) n’aurait pour explication que la dérégulation progressive de la relation à l’environnement par l’acquisition de techniques qui, si elles apportent des avantages adaptatifs, ont aussi des effets destructeurs obligeant à devoir substituer à la réalité de ces effets délétères d’autres représentations afin de ne plus avoir à en tenir compte pour maintenir possible le profit. L’humanité serait la seule espèce capable d’agir de façon dérégulée sur l’environnement, en s’adaptant en fonction des histoires qu’elle se raconte plutôt qu’en fonction de la réalité perçue. Cette différence suffirait à expliquer sa différenciation de l’ensemble des autres êtres vivants. L’humanité n’est plus une espèce comme les autres, car elle peut croire que les animaux chassés de façon dérégulés pourront exister même après leur disparition, que la destruction par le feu mal maîtrisé pourra être compensée par une meilleure maîtrise du feu et que les accidents deviendront impossibles, que les forêts repoussent sans fin à l’identique après leur abattage, que les champs pourront rester fertiles malgré leur surexploitation etc.

L’humanité, affranchie de la régulation de la vie par la vie qui définit normalement le champ des possibles pour tout être vivant, ne peut pour autant pas exister sans donner ni sens ni règles à son action, et l’acquisition d’un plus grand confort par le non-respect des règles préinscrites dans les contraintes naturelles impliquerait l’élaboration de mythologies et de croyances proposant leurs propres règles de régulation.

Cette étude participerait à confirmer cette hypothèse.

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Pour prédire l’avenir, rien ne vaut un jeu ! – Le Monde.fr

 

Source LeMonde.fr – 24 septembre 2014

 

Prédiction de l’avenir appliquée à la protection de l’environnement et du climat : on n’a jamais vu par le passé l’humanité ne pas utiliser une énergie ou des ressources disponibles pour maintenir ou augmenter son niveau de confort et de sécurité. La situation ne change pas aujourd’hui, il n’est alors pas suffisant d’y croire pour que cela change demain.

 

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Crises, environnement, climat : pourquoi il est trop tard pour agir… depuis toujours

 

Format PDF à télécharger en bas de page 

Nous nous questionnons sur la soutenabilité de nos sociétés en contexte de crise systémique. Parviendrons-nous à nous adapter au changement climatique ? Saurons-nous remplacer nos ressources énergétiques, que nous savons limitées, par d’autres, disponibles sur le long terme ? Pourrons-nous dépasser la fin des matières premières pour construire un autre monde, plus sobre, de surcroît plus respectueux de l’environnement ?

Si nous n’y parvenons pas et que les civilisations hypertechnologiques d’aujourd’hui disparaissent, d’autres pourront-elles leur survivre et prolonger longtemps l’histoire humaine ?

Cet article est une introduction à la théorie écologique de l’esprit et à la théorie de tout proposées dans les ouvrages référencés ci-dessous, tentant d’éprouver leurs arguments et leur méthodologie au regard d’un avenir aux perspectives inquiétantes qu’il nous faut apprendre à penser et anticiper.

Le piège de l’existence : Pour une théorie écologique de l’esprit, Editions SoLo, 2015

Essai Sur la Raison de Tout, deuxième version : La vérité, Editions SoLo, 2014

Synesthésie et probabilité conditionnelle : Lire le langage de programmation de l’Univers, accéder à une théorie de tout ?, Editions SoLo, 2014

theorie de tout mignerot

Plan :

1    Evolution autonome du climat

2    Le libre arbitre, cette (belle !) illusion

3    La compétition interdit la protection de l’environnement

4    Un effondrement salvateur ?

5    L’autodestruction est inscrite dans le principe d’humanité

6    Des processus, non une suite d’évènements

7    L’incertitude comme une défense, non comme de la prudence

8    Conclusion

–    Définitions et références

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Inertie climatique : 40 ans entre la cause et l’effet

 

réalité existence mignerot théorie de tout
Crédit : Collectif Alaplage

 

Il est assez difficile de trouver des références sur une estimation du temps que met l’atmosphère à réagir aux modifications anthropiques de sa composition (modifications dues aux émissions par l’humain de gaz à effets de serre). Ce temps de réaction (hystérésis, inertie climatique, ou encore “climate lag”) a pourtant été estimé, car il est indispensable pour effectuer des calculs projectifs sur le réchauffement climatique.

Selon les sources disponibles, il se chiffrerait en décennies, aux alentours de 40 ans (documents ci-dessous). Le climat mettrait 40 ans à atteindre le réchauffement provoqué par une quantité x de gaz à effet de serre ajoutée à l’atmosphère.

Cela signifie qu’aujourd’hui nous vivons sous le climat qui est le résultat de l’activité humaine des années 1970.

Ce climat nous inquiète, mais nous sommes en retard de 40 ans, et il est déjà certain que le taux de CO2 atmosphérique actuel va irrémédiablement perturber le climat des années 2050…

 

Nous tentons donc de réagir à ce que nous connaissons d’un monde qui date des années 1970, alors que le monde de 2050 est déjà écrit, nous sommes en décalage psychologique et émotionnel de 80 ans avec la réalité !

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