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Catégorie : Politique

L’ennui favoriserait les opinions politiques extrêmes

 

 

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The Adrastia organisation : “We are on the verge of an unprecedented global environmental switch”

 

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The Adrastia organisation works on the overcoming of humanity’s climax. Facing this unavoidable decline, Adrastia intends to provide scientific and social information and thinking, about the big economical and environmental issues, « to better anticipate the systemic degradation of our environment ».

We interviewed its president Vincent Mignerot, about the illusion of an eternal  development, and the forthcoming collapse.

 

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In french : Le Comptoir

Translation : Yves Bodson, Leïla Riguet

 
 

Le Comptoir :

On the beginning of your manifesto, you said, I quote : “the peak of availability, of all the resources necessary to our survival, has been crossed”. Could you briefly expose the arguments underlying this observation ?

Vincent Mignerot :

Until the eighteenth century, humanity evolved filling its needs by the exploitation, almost exclusively of  raw materials, and energetic resources – animal, vegetable, mineral, hydraulic, and wind – available on earth. However, the growth of utilisation of coal and oil pushed us to dig deeper in the ground to fulfil our needs. We moved from a bi-dimensional interaction with environment, to a three-dimensional one.

But the act of digging, to extract the resources is subject to physical constraints that we can summarize like this : “the more we dig, the harder it will be to continue to dig”. The extraction of everything that allows a good functioning of our economy, from hydrocarbons to metals, is leading to a bottleneck : the cost of research for energy and raw materials is everyday higher, because the strains made are higher everyday. Experts call it Energy Returned On Energy Invested (EROEI) or Energy Return On Investment (EROI).

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COP21 : un avenir plus serein

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Image GEO 2015 © Léia Santacroce

 

À l’issue d’intenses mais fructueuses négociations, aujourd’hui, le 12 décembre 1975, 3 ans seulement après la publication du rapport Meadows Les limites de la croissance, les représentants des états réunis à Paris ont signé un accord de solidarité en faveur de la protection de l’environnement, en particulier du climat.

L’anticipation proposée par cet accord contraignant permettra d’éviter les effets de l’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années. Si les émissions de gaz à effet de serre devaient évoluer au rythme du développement de nos économies, tel qu’il est estimé par le rapport Meadows, dès le début du 21ème siècle il serait alors trop tard pour agir et le climat subirait un réchauffement inéluctable de 3 à 6 degrés à l’horizon 2100. Ce réchauffement, par sa rapidité inédite, pourrait désertifier l’essentiel des surfaces terrestres et rendre les océans 150 pourcents plus acides, provoquant une extinction massive et globale des espèces animales et végétales, laissant peu d’opportunités d’existence pour l’humanité à terme.

Les efforts envisagés par cette « Conference Of Parties » de 1975 permettront heureusement d’éviter cette issue funeste.

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Georges Pompidou, discours sur l’écologie, 1970

 

Le rythme de l’évolution actuel crée en effet à l’homme de la fin du 20ème siècle des problèmes inattendus. Comme pris de court par les transformations de son milieu dont il est pourtant directement responsable il se demande s’il est encore capable de maîtriser les découvertes scientifiques et technologiques dont il attendait le bonheur. Tel l’apprenti sorcier, ne risque-t-il pas finalement de périr par les forces qu’il a déchaînées ?

L’emprise de l’homme sur la nature est devenue telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même. Il est frappant de constater qu’au moment où s’accumulent et se diffusent de plus en plus les biens dits de consommation ce sont les biens élémentaires les plus nécessaires à la vie, comme l’air et comme l’eau, qui commencent à faire défaut. La nature nous apparaît de moins en moins comme la puissance redoutable que l’homme du début de ce siècle s’acharnait encore à maîtriser, mais comme un cadre précieux et fragile qu’il importe de protéger pour que la Terre demeure habitable à l’homme.

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Ecologie et totalité

 

Il ne semble pas envisageable que nous parvenions à réduire nos émissions de gaz à effet de serre par anticipation, avant la déplétion des hydrocarbures. Nous n’opérerons jamais aucune transition énergétique, aucune réduction volontaire de notre impact sur l’environnement (lire L’écologie est-elle possible ?).

 

Selon l’équation de Kaya, le niveau de “progrès” (de confort, de sécurité) de l’humain peut être admis comme parfaitement indexé à la consommation d’énergie. Alors proposer de moins émettre de GES en réduisant la consommation de pétrole et de charbon (qui ne peuvent pas être remplacés par des énergies renouvelables sans réduire aussi à terme le niveau de confort global, puisque les énergies renouvelables dépendent de ressources primaires finies pour être mises en œuvre et entretenues) c’est immanquablement proposer de réduire notre niveau de vie… et cela induit un recul dans la compétition existentielle, à l’échelle de l’individu, de la famille, qui sera moins capable de se soigner ou de prendre soin de ses proches et de ses enfants, ou de la communauté : un pays qui réduirait volontairement son PIB reculerait instantanément dans la compétition internationale. Proposer donc de réduire notre niveau de vie signifie demander aux individus et aux peuples de faire des efforts à leur désavantage direct. Pourquoi feraient-ils ces efforts puisqu’ils seraient sûrs d’être perdants ? Même si à terme les efforts auraient protégé l’avenir, la compétition, elle, se joue bien dans l’instant !

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1972 : le MIT envisage déjà le déclin de notre humanité avant 2100

 

Jean-Marc Jancovici est Ingénieur conseil sur le sujet des énergies et de la relation de l’humain avec son environnement et ses ressources.

Il fait une relecture d’un rapport publié en 1972 par des scientifiques du MIT et qui annonçait déjà, avec une grande rigueur méthodologique, les problématiques de crises écologiques, financières, économiques et sociales contemporaines, qui doivent précéder selon eux à un effondrement global et potentiellement définitif des possibilités d’existence pour l’humanité. Un rapport souvent dénigré, mais dont les conclusions se voient malheureusement mieux vérifiées chaque jour.

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