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Catégorie : Théorie écologique de l’esprit

Maximum Entropy Production – 3e loi thermodynamique

 

La physique aujourd’hui se questionne sur la possibilité d’une loi générale qui orienterait l’organisation de toute chose, qui donnerait un sens à l’évolution de l’Univers.

La “troisième loi de la thermodynamique” ou MEP (Maximum Entropy Production) pourrait être cette loi, et elle exprime que les structures physiques suivent la nécessité de toujours dissiper un maximum d’énergie par unité de masse.

 

“L’astrophysicien américain Eric Chaisson a montré en 2001 qu’au fil de l’histoire de l’univers sont apparues des structures capables de dissiper l’énergie toujours plus efficacement, en rapportant leur production d’énergie libre à leur masse :

Source François Roddier - Thermodynamique de l'évolution
Source François Roddier – Thermodynamique de l’évolution
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La singularité écologique

 

ecological singularity english

The ecological singularity

 

PPTSuperComputersPRINT

La singularité technologique, frise chronologique de Ray Kurzweil

 

La singularité technologique, concept  qui a émergé au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle, propose d’envisager un temps à partir duquel les technologies développées par l’humain auront atteint un tel niveau de performance et d’autonomie que l’humanité pourrait vivre une ère de fusion avec la machine, modifiant le fonctionnement de son corps et de son esprit. Les perspectives envisagées après la singularité sont multiples et toujours discutées : élévation « dématérialisée » de l’esprit, vie extra corporelle pour les plus optimistes (transhumanisme), au contraire avilissement et aliénation pour les plus critiques.

La période supposée voir survenir la singularité technologique, notamment estimée à partir de la Loi de Moore, mais qui reste aussi spéculative que le concept même de singularité, coïncide avec celle des prévisions désormais acceptées par l’essentiel de la communauté scientifique du déclin de l’humanité par fin des ressources, pollution et destruction globale de l’équilibre écologique vital.

Sans envisager aucun rapprochement causal entre ces deux prédictions, observons en quoi il n’est peut-être pas sans signification que la temporalité de la singularité technologique recoupe les scénarios notamment proposés par le Club de Rome sur l’avenir humain. L’idée que la technologie pourrait provoquer des changements profonds dans les modes d’adaptation humains recoupe peut-être une autre réalité.

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Théorie écologique de l’esprit : confirmations ?

 

Toute la singularité de l’humanité pourrait ne trouver son origine que dans l’apparition de nouvelles contraintes adaptatives : les avantages acquis et leurs effets sur l’environnement auraient obligé notre esprit à évoluer de façon spécifique.

 

Essai Sur la Raison de Tout, Le piège de l’existenceSynesthésie et probabilité conditionnelles sont trois ouvrages qui traitent de la possibilité d’une “théorie écologique de l’esprit” compatible avec l’histoire, les données anthropologiques et les observations passées ou contemporaines. Le premier ouvrage est un modèle d’évolution à ambition holistique, le second présente une synthèse méthodologique et conceptuelle permettant de mieux comprendre en quoi le déterminisme évolutif semble contraindre nos choix, le dernier propose une modélisation plus fine de la singularité de l’esprit humain, au regard de particularités perceptives et cognitives des autres êtres vivants.

Retrouvez sur cette page des études qui pourraient confirmer la validité des différentes hypothèses que je propose.

 
 

Une structure cognitive analytique ou holistique dépendrait du type d’agriculture (riz, blé) pratiqué dans l’histoire de la communauté d’appartenance de l’individu :

Écouter cette émission sur France Culture

Étude de référence sur Science Mag

riz

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L’avenir de l’humanité : la paix absolue 2/2

 

Article paix 1/2

 

Death

 
 
 

S’il n’y a pas d’espoir, la guerre est impossible.

 
 
 

Nous ne pensons pas l’avenir avec les bons paradigmes

Alors qu’il ne fait plus de doute aujourd’hui, en toute rigueur, que la fin des ressources et les dérèglements climatiques contraindront de plus en plus fortement l’existence humaine, notre compréhension de la période à venir de réduction du champ des possibles subit un biais cognitif : nous sommes contraints de projeter sur ce qui va arriver (le déclin) ce que nous connaissons du monde d’hier (l’opulence).

Nous continuons à penser le 21ème siècle avec les paradigmes du 20ème, et ils sont caduques. Ils sont faux sur la disponibilité des ressources et nos potentialités de développement (le modèle économique néoclassique des approvisionnements faciles ne tient plus, évidemment), et ils sont faux à propos de la peur… parce que nous n’avons plus les moyens de la guerre !

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L’apparition des grandes religions expliquée par une hausse du niveau de vie

 

Psychomedia

 

Sources : Psychomedia et Current Biology

 

Le 12 décembre 2014, le magazine en ligne Psychomedia publie un article résumant les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans Current Biology (intégration ci-dessous). Celle-ci montrerait que l’apparition des grandes traditions religieuses trouverait sa cause dans une augmentation générale du niveau de vie (que les auteurs appellent aussi “capture d’énergie”).

L’Essai Sur la Raison de Tout propose également de considérer l’hypothèse d’une théorie écologique de l’esprit : la singularité humaine (capacités d’abstraction, langage complexe et structure psychique) n’aurait pour explication que la dérégulation progressive de la relation à l’environnement par l’acquisition de techniques qui, si elles apportent des avantages adaptatifs, ont aussi des effets destructeurs obligeant à devoir substituer à la réalité de ces effets délétères d’autres représentations afin de ne plus avoir à en tenir compte pour maintenir possible le profit. L’humanité serait la seule espèce capable d’agir de façon dérégulée sur l’environnement, en s’adaptant en fonction des histoires qu’elle se raconte plutôt qu’en fonction de la réalité perçue. Cette différence suffirait à expliquer sa différenciation de l’ensemble des autres êtres vivants. L’humanité n’est plus une espèce comme les autres, car elle peut croire que les animaux chassés de façon dérégulés pourront exister même après leur disparition, que la destruction par le feu mal maîtrisé pourra être compensée par une meilleure maîtrise du feu et que les accidents deviendront impossibles, que les forêts repoussent sans fin à l’identique après leur abattage, que les champs pourront rester fertiles malgré leur surexploitation etc.

L’humanité, affranchie de la régulation de la vie par la vie qui définit normalement le champ des possibles pour tout être vivant, ne peut pour autant pas exister sans donner ni sens ni règles à son action, et l’acquisition d’un plus grand confort par le non-respect des règles préinscrites dans les contraintes naturelles impliquerait l’élaboration de mythologies et de croyances proposant leurs propres règles de régulation.

Cette étude participerait à confirmer cette hypothèse.

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Biais de confirmation ?

 

“Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu’un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l’importance de ce qui les contredit.”

Source : www.sceptiques.qc.ca

 

S’il n’a jamais été possible d’affirmer scientifiquement que l’humanité puisse dépasser les contraintes physiques de sa relation à l’environnement (en particulier la fin des ressources, mais aussi son impact direct sur la vie ou le climat), la compilation d’indices, de références, d’éléments historiques, culturels voire mythologiques attestant que l’humanité a toujours considéré sa fin comme possible et qu’elle la soupçonne même désormais d’être imminente pourrait être considéré comme une faiblesse méthodologique, une tentative de n’observer que le pire afin de justifier artificiellement un point de vue particulier.

Il n’en est rien sur ce site, l’intention est bien de considérer les questions existentielles dans leur totalité définissante, en tentant notamment de comprendre comment l’humanité se singularise des autres expèces vivantes par sa capacité à élaborer des croyances et à s’adapter en fonction d’elles, plutôt qu’en ce qui est connu ou connaissable de la réalité (lire Le piège de l’existence). Si cette quête de totalité s’intéresse nécessairement à la question de la fin, une sage eschatologie doit aussi rechercher au coeur de ces histoires que nous nous racontons ce que nous avons manifestement toujours redouté et qui pourrait être vrai.

De fait, même si nous préférons souvent ne pas le voir, tout a été dit depuis longtemps, et ce sont désormais les mesures sur le réel qui confirment les craintes plutôt que les fantasmes.

 
 
 

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Pour prédire l’avenir, rien ne vaut un jeu ! – Le Monde.fr

 

Source LeMonde.fr – 24 septembre 2014

 

Prédiction de l’avenir appliquée à la protection de l’environnement et du climat : on n’a jamais vu par le passé l’humanité ne pas utiliser une énergie ou des ressources disponibles pour maintenir ou augmenter son niveau de confort et de sécurité. La situation ne change pas aujourd’hui, il n’est alors pas suffisant d’y croire pour que cela change demain.

 

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Crises, environnement, climat : pourquoi il est trop tard pour agir… depuis toujours

Nous nous questionnons sur la soutenabilité de nos sociétés en contexte de crise systémique. Parviendrons-nous à nous adapter au changement climatique ? Saurons-nous remplacer nos ressources énergétiques, que nous savons limitées, par d’autres, disponibles sur le long terme ? Pourrons-nous dépasser la fin des matières premières pour construire un autre monde, plus sobre, de surcroît plus respectueux de l’environnement ?

Si nous n’y parvenons pas et que les civilisations hypertechnologiques d’aujourd’hui disparaissent, d’autres pourront-elles leur survivre et prolonger longtemps l’histoire humaine ?

Cet article est une introduction à la théorie écologique de l’esprit et à la théorie de tout proposées dans les ouvrages référencés ci-dessous, tentant d’éprouver leurs arguments et leur méthodologie au regard d’un avenir aux perspectives inquiétantes qu’il nous faut apprendre à penser et anticiper.

Le piège de l’existence : Pour une théorie écologique de l’esprit, Editions SoLo, 2015

Essai Sur la Raison de Tout, deuxième version : La vérité, Editions SoLo, 2014

Synesthésie et probabilité conditionnelle : Lire le langage de programmation de l’Univers, accéder à une théorie de tout ?, Editions SoLo, 2014

theorie de tout mignerot

Plan :

1    Evolution autonome du climat

2    Le libre arbitre, cette (belle !) illusion

3    La compétition interdit la protection de l’environnement

4    Un effondrement salvateur ?

5    L’autodestruction est inscrite dans le principe d’humanité

6    Des processus, non une suite d’évènements

7    L’incertitude comme une défense, non comme de la prudence

8    Conclusion

–    Définitions et références

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