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Catégorie : Thermodynamique

Crises, environnement, climat : pourquoi il est trop tard pour agir… depuis toujours

Nous nous questionnons sur la soutenabilité de nos sociétés en contexte de crise systémique. Parviendrons-nous à nous adapter au changement climatique ? Saurons-nous remplacer nos ressources énergétiques, que nous savons limitées, par d’autres, disponibles sur le long terme ? Pourrons-nous dépasser la fin des matières premières pour construire un autre monde, plus sobre, de surcroît plus respectueux de l’environnement ?

Si nous n’y parvenons pas et que les civilisations hypertechnologiques d’aujourd’hui disparaissent, d’autres pourront-elles leur survivre et prolonger longtemps l’histoire humaine ?

Cet article est une introduction à la théorie écologique de l’esprit et à la théorie de tout proposées dans les ouvrages référencés ci-dessous, tentant d’éprouver leurs arguments et leur méthodologie au regard d’un avenir aux perspectives inquiétantes qu’il nous faut apprendre à penser et anticiper.

Le piège de l’existence : Pour une théorie écologique de l’esprit, Editions SoLo, 2015

Essai Sur la Raison de Tout, deuxième version : La vérité, Editions SoLo, 2014

Synesthésie et probabilité conditionnelle : Lire le langage de programmation de l’Univers, accéder à une théorie de tout ?, Editions SoLo, 2014

theorie de tout mignerot

Plan :

1    Evolution autonome du climat

2    Le libre arbitre, cette (belle !) illusion

3    La compétition interdit la protection de l’environnement

4    Un effondrement salvateur ?

5    L’autodestruction est inscrite dans le principe d’humanité

6    Des processus, non une suite d’évènements

7    L’incertitude comme une défense, non comme de la prudence

8    Conclusion

–    Définitions et références

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Inertie climatique : 40 ans entre la cause et l’effet

 

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Crédit : Collectif Alaplage

Note importante (novembre 2018) : la valeur de l’inertie climatique retenue pour les scénarios du dernier rapport du GIEC semble se situer autour de 10 à 20 ans.

Il est assez difficile de trouver des références sur une estimation du temps que met l’atmosphère à réagir aux modifications anthropiques de sa composition (modifications dues aux émissions par l’humain de gaz à effets de serre). Ce temps de réaction (hystérésis, inertie climatique, ou encore “climate lag”) a pourtant été estimé, car il est indispensable pour effectuer des calculs projectifs sur le réchauffement climatique.

Cette inertie est estimée au plus bas à 10 ans[1], celle-ci pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines d’années s’il est tenu compte du fait que plus l’atmosphère est chargée en CO2, plus l’inertie du réchauffement augmente pour chaque nouvel apport de CO2[2]. Une valeur médiane est proposée par J. Hansen[3] : 40 ans (voir également Skeptical Science[4]). Dans tous les cas, la valeur de l’inertie climatique ne correspond ici qu’à la chaleur accumulée, non à la réaction globale de la biosphère à cette chaleur qui, elle, peut s’étaler sur plusieurs décennies supplémentaires, voire plusieurs siècles ou millénaires (modification de l’ensemble des flux océaniques et atmosphériques, transformations des écosystèmes).

Notre investissement pour la protection du climat subit donc un important décalage temporel. Si nous retenons l’estimation d’une quarantaine d’années, le climat de 2017, qui nous inquiète déjà, correspond, en chaleur, aux émissions de CO2 antérieures aux années 1980. De même, les émissions actuelles n’auront produit tous leurs effets sur la température qu’après 2050…

Nous tentons de réagir à ce que nous connaissons d’un monde qui date d’avant 1980, alors que le monde d’après 2050 est déjà écrit, nous sommes en décalage psychologique et émotionnel de 80 ans avec la réalité !

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Crise énergétique ? Mais non, crise entropique !

 

SOURCE : Science étonnante

 

petrole_300Nous vivons en ce moment une crise énergétique. Chaque jour on entend qu’il faut économiser l’énergie, que nos ressources d’énergie s’épuisent, ou qu’il faut trouver de nouveaux moyens d’en produire.

Et pourtant dans le même temps, en cours de physique, on apprend que l’énergie se conserve : elle ne peut être ni créée, ni détruite. N’y a-t-il pas là une contradiction ? Pourquoi nous parle-t-on d’économiser l’énergie, si l’énergie se conserve ?

Pour comprendre cet apparent paradoxe, il faut faire appel à cette étrange notion qu’est l’entropie. Et nous allons voir que ce que nous appelons communément la crise énergétique est en réalité une crise entropique !

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Le déclin de l’humanité confirmé par de nouvelles études scientifiques (NASA)

 

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Alors que depuis 1972 des scientifiques proposent des outils pour estimer des possibilités d’existence de l’humanité en fonction des contraintes environnementales, démographiques, énergétiques (lire 1972 : le MIT envisage déjà la fin de notre humanité avant 2100), de nouvelles études viennent confirmer les conclusions pessimistes des premières : le déclin humain serait envisageable pour les prochaines décennies, peut-être avant 2030.

Aujourd’hui c’est une étude co-financée par la NASA qui vient confirmer cette sombre prédiction.

 

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