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Catégorie : Tout a été dit depuis toujours

L’Hommauto – Bernard Charbonneau, 1967

 
 

Laissée à elle-même, la bagnole finit par se détruire. Le temps que sa rapidité nous donne, elle nous le prend aussitôt pour nous expédier ailleurs. Comme le téléphone ou l’avion, pour une corvée qu’elle nous supprime, elle nous en invente mille. Elle nous mène à la campagne, mais bientôt, l’auto aidant, nous ne trouverons plus à cent kilomètres de voiture la baignade ou la verdure qui nous attendaient à cinq minutes de marche.

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L’épopée de Gilgamesh : tout a été dit depuis toujours

 

gilgamesh theorie de tout

 

« Gilgamesh, où donc cours-tu ?

La vie que tu cherches, tu ne la trouveras pas.

Lorsque les grands dieux créèrent les hommes,

C’est la mort qu’ils leur destinèrent

Et ils ont gardé pour eux la vie éternelle,

Mais toi, Gilgamesh

Que sans cesse ton ventre soit repu

Soit joyeux nuit et jour

Danse et joue

Fais chaque jour de ta vie

Une fête de joie et de plaisirs

Que tes vêtements soient propres et somptueux

Lave ta tête et baigne-toi

Flatte l’enfant qui te tient par la main

Réjouis l’épouse qui est dans tes bras.

Voilà les seuls droits que possèdent les hommes. »

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Club Dorothée : Terre, attention danger

 
 

“Si nous n’y prenons pas garde

Un jour prochain

C’est l’homme qui disparaîtra.”

 
 

Combien d’enfants ont été marqués par ce générique si angoissant ?

C’était il y a 23 ans, depuis le comportement humain n’a changé en rien, parce que malgré notre bonne volonté la protection de l’environnement est impossible.

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

 

Terre attention danger – Le Lion d’Asie (Émission du 1er mars 1992) :

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The Newsroom et le climat : quand la fiction énonce le vrai

Si la fiction est le lieu de l’invention et du dépassement de la réalité, elle permet aussi parfois de dire les choses plus clairement, presque innocemment, justement sous le prétexte de la fiction.

Cette interview est basée sur les mesures réelles de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère effectuées en… 2012. À noter que l’épisode dont est issu l’extrait ci-dessous date également de 2012, une simple série télévisée a donc été aussi prompte que les grands médias d’information et, vous allez le voir, nettement plus directe sur les conséquences du réchauffement climatique. C’était il y a bientôt 3 ans. Nous risquons de découvrir dans les années à venir le vrai sens de l’expression « la réalité dépasse la fiction ».

(À propos du risque méthodologique de ne chercher que les informations qui confirmeraient opportunément un point de vue, lire cet article).

Série The Newsroom, saison 3 épisode 3, 2012 (sous titres en anglais dans les options Youtube de la vidéo, retranscription en français ci-dessous) :

Les phrases essentielles :

– “Les personnes qui mourront à cause d’une catastrophe environnementale sont déjà nées.”

– “Vous estimez le problème urgent ?

Westbrook : Pas exactement. Votre maison brûle complètement, le problème est urgent. Votre maison a déjà brulé, le problème est réglé.”

– “Vous sous-entendez que c’est sans espoir. C’est l’avis de l’administration ou le vôtre ?

Westbrook : Il n’y a pas plus d’avis à avoir là-dessus que sur la température de l’eau bouillante.”

– “Nous devrions connaître une évolution dystopique vers une vie post-apocalyptique.”

– “C’est le problème Will. Les américains sont optimistes de nature. Si nous faisons face au problème, si nous écoutons nos meilleurs scientifiques et agissons de manière décisive, je ne vois quand même pas comment nous pourrions survivre.”

Vidéo :

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Biais de confirmation ?

 

“Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu’un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l’importance de ce qui les contredit.”

Source : www.sceptiques.qc.ca

 

S’il n’a jamais été possible d’affirmer scientifiquement que l’humanité puisse dépasser les contraintes physiques de sa relation à l’environnement (en particulier la fin des ressources, mais aussi son impact direct sur la vie ou le climat), la compilation d’indices, de références, d’éléments historiques, culturels voire mythologiques attestant que l’humanité a toujours considéré sa fin comme possible et qu’elle la soupçonne même désormais d’être imminente pourrait être considéré comme une faiblesse méthodologique, une tentative de n’observer que le pire afin de justifier artificiellement un point de vue particulier.

Il n’en est rien sur ce site, l’intention est bien de considérer les questions existentielles dans leur totalité définissante, en tentant notamment de comprendre comment l’humanité se singularise des autres expèces vivantes par sa capacité à élaborer des croyances et à s’adapter en fonction d’elles, plutôt qu’en ce qui est connu ou connaissable de la réalité (lire Le piège de l’existence). Si cette quête de totalité s’intéresse nécessairement à la question de la fin, une sage eschatologie doit aussi rechercher au coeur de ces histoires que nous nous racontons ce que nous avons manifestement toujours redouté et qui pourrait être vrai.

De fait, même si nous préférons souvent ne pas le voir, tout a été dit depuis longtemps, et ce sont désormais les mesures sur le réel qui confirment les craintes plutôt que les fantasmes.

 
 
 

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C. Lévi-Strauss : Ce n’est pas un monde que j’aime

 

« Ce que je constate, ce sont les ravages actuels ; c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne – si je puis dire – et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime. »

Claude-Lévi Strauss

 

 

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