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Derniers commentaires reçus

 

theorie de tout mignerot

 
 

–> Lire aussi la préface de Christian Godin, philosophe, rédigée pour l’ouvrage publié en 2008 et les commentaires à propos de la première version de l’Essai sur la Raison de Tout (B. Cyrulnik, P. Evrard, P. Gibert, F. Dagognet, H. Atlan…).

 
 

Janvier 2014, par Jean-Paul Delahaye (informaticien et mathématicien, professeur émérite), à propos de l’Essai Sur la Raison de Tout :

“Je le trouve plein de bon sens et d’idées que j’approuve, mais je ne me sens pas compétent pour en dire plus sinon que c’est un livre ambitieux.”

 
 

Décembre 2013, sur le site Amazon :

“Le type d’ouvrage qui, lu une première fois d’un trait, vous donne l’envie d’y retourner afin de méditer sur chaque article… Une source inépuisable de réflexions sur notre monde, notre existence ! Je le recommande fortement et remercie l’auteur !”

 
 

Décembre 2013, par le Docteur Ladislas Kiss, à propos de l’étude Synesthésie et probabilité conditionnelle :

“Piste intéressante de modélisation du fonctionnement cérébral basée à la fois sur une constitution neurobiologie polymodulaire mouvante et sur un traitement statistique de l’information que Gilles Deleuze et Felix Guattari avaient approchée avec leur concept de “machines désirantes””

 
 

Décembre 2013, à propos du Piège de l’existence (lire le commentaire en bas de page), par Christophe :

“Théorie passionnante et j’aimerais partager quelques réflexions personnelles qui peuvent y trouver leur place.

– la subjectivité de l’individu est gérée par un ensemble de réseaux connectés et auto référents en couches successives, ce qui n’explique rien, sinon que l’illusion d'”être au monde” n’est plus à démontrer et parait être, aujourd’hui, un artefact de ce niveau de fonctionnement du cerveau, inconscient au “Je” et seul opérant.

Durant cette évolution qui mène à la pensée au plus haut niveau, vous notez un point notable dans cette illusion qui émerge mais qui doit retraduire une réalité fonctionnelle plus profonde, la séparation entre un “Je” et une re-présentation du monde, le “Je” se retrouve en dehors du monde qu’il observe (fictionnellement bien sûr). De plus par cette position, il devient le seul à voir le monde et les autres (il n’y a pas pour lui d’autre monde possible), la question de savoir si les autres ont la même sensation que lui (le moi qui écrit d’ailleurs) ne se pose même pas.

On aurait pu imaginer une autre évolution du cerveau qui aurait permis une vision plus collective de l’humain dans son environnement, d’ailleurs cette potentialité peut être évoquée à propos des humains chasseurs cueilleurs, supplantés par une autre évolution humaine.

– l’apparition de la couche de subjectivité au dessus de la couche issue de l’évolution que vous appelez “synesthésie”. Elle est à mettre en corrélation (cause ?) avec l’explosion des réalisations humaines (explosion en chaine par des processus de rétroaction d’apprentissage-expérience favorisant toujours plus son développement), à la fin du paléolithique et surtout au néolithique. Elle pourrait avoir mis plus de 40000 à se construire dans le cerveau des hommes de cette époque. Elle n’a fait que s’amplifier jusqu’à nos jours dans un bain culturel et informationnel en croissance permanente.

J’aime à imaginer que les peintures rupestres sont les premiers exemples de représentations issues de cette couche de subjectivité qui en était à ses débuts, représentations animales dues à la prégnance de la réalité animale (c’est pourquoi il n’y a pas de décors représenté, ni ou si peu d’humains) dans la vie des individus d’alors. Puis le “Je” et par conséquence la reconnaissance de l’autre et de l’humanité primordiale a pris le dessus et nous a éloigné, au moins pour la grande majorité des humains et jusqu’à présent, de la nature.

– le détachement de la réalité, inhérent au développement de la pensée et déniée au profit du narcissisme humain se ressent, dans l’histoire et jusqu’à maintenant dans les expressions culturelles, artistiques et techniques, l’homme est uniquement tourné vers lui-même (peinture, sculpture, écriture, musique…) et les constructions d’artefacts (tout se qu’on produit ou bâti) sont faites pour lui, la nature étant marginalisée et uniquement exploitée (même les peintres impressionnistes n’utilisent le paysage que pour exprimer leur propre vision). La nature doit rentrer dans nos représentation fictionnelles, codifiée-chosifiée, elle aurait pu être intégrée dès le début de la pensée, comme un prolongement de la période synesthésique.

– le déni de nature que je prenais jusqu’à présent pour une peur ancestrale (ce n’est peut-être pas antinomique, la peur a pu être un facteur du développement de la pensée, voir les grandes peurs moyenâgeuses), a conduit l’homme à bâtir sa propre nature au dessus de la réelle, en essayant de la cacher au maximum : villes, routes, surfaces bitumées sont en expansion, la nature n’étant représentée que par la notion de jardins ou de forêts suffisamment propres pour ne plus faire peur (mais peu de gens s’éloignent encore en forêt). Nous trouvons toutes les justifications à cela : la population croissante, le besoin de circuler, d’aller se regrouper autour d’un château, d’une église…

Toutes les connaissances sur la nature et l’univers sont d’abord controversées et ne deviennent ensuite l’apanage que d’une toute petite fraction de l’humanité. Ce que je connais et ce que j’en ai compris (sujet à caution évidemment) fait maintenant partie de ma représentation personnelle du monde, chaque individu n’ayant qu’une faible part de la connaissance générale et beaucoup n’en ont aucune part. La majorité des êtres humains fonctionnent sur un environnement stable de représentations essentiellement religieuses (politiques à la marge), qui évolue très peu et qui se renforce et s’homogénéise par regroupement réguliers des personnes dans leur “chapelles culturelle”. Ce fonctionnement social nous convient très bien et l’espoir est un ciment qui entretient le tout, ainsi que les oppositions entre groupes humains (les autres dont c’est la faute généralement).

La théorie du tout, comme celle de la relativité ne restera que marginale et non représentative de et dans la culture humaine future, même s’il s’avère qu’elle “colle” à la prochaine réalité de nombreuses personnes.

– la fin. L’évolution a permis l’émergence d’une boite crânienne dilatée et le cerveau y a pris sa place, avec tout ce qu’il a engendré. Peut-être que les néandertaliens avec leur cerveau plus gros n’ont pas su dépasser les contradictions entre nature et humanité ?

Les homo sapiens, apparus il y a 200 000 ans, ont réussi en un peu plus de 100 ans à pourrir leur environnement de façon définitive. Cette espèce n’a pas eu les moyens ou trop de moyens pour rester cohérente avec son environnement. Pensée et entropie font bon ménage, toutes nos constructions artefactuelles et intellectuelles conduisent à transformer l’énergie (solaire) en structures qui sont vouées à péricliter si la nature n’est plus là pour servir d’intermédiaire.”

 
 
 

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