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L'Univers passe Posts

Tomorrowland : Disney et la fin du monde

 

Le film À la poursuite de demain (Tomorrowland) se termine sur les fantasmes habituels d’un sauvetage possible de la planète grâce à l’innovation technologique et aux énergies renouvelables. Mais il est remarquable de constater que les scénaristes de chez Disney (Disney !) font une analyse de la réaction psychologique humaine devant le risque d’effondrement bien plus fine que la plupart des experts en la matière (pour aller plus loin, lire Les émotions de la thermodynamique).

 

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Réchauffement : le seuil des 2 degrés, déjà ? | Agence Science-Presse

 

(Agence Science-Presse) Cette limite des deux degrés à ne pas dépasser? Ça y est, cet hiver, nous l’aurions brièvement atteinte pour la première fois de l’histoire, dans l’hémisphère nord.

 

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Rappel :

TOUTES les politiques contemporaines de protection de l’environnement et en particulier du climat auraient dû exister ET réussir dès les années 1970 – 1980 (lire COP21 : espérer le changement, pour ne rien changer).

Aujourd’hui, le risque que l’inertie climatique nous propulse à elle seule au-delà de ce que pourra supporter la biosphère pour que la vie et l’humanité n’en souffrent pas gravement est immense, et nous voyons le processus se dérouler sous nos yeux (lire 2 degrés de réchauffement, c’est trop ! GIEC, ONU, Mai 2015).

L’estimation moyenne de l’inertie climatique est de 40 ans, pour la seule température c’est-à-dire sans compter les modifications des flux atmosphériques et océaniques, qui s’étendent sur plusieurs centaines d’années supplémentaires (lire Inertie climatique : 40 ans entre la cause et l’effet). 20 ans d’inertie, comme indiqué dans l’article de l’Agence Science Presse est la fourchette basse, qui monte jusqu’à 50 ans selon les études trouvées sur la question.

Nous découvrons en 2016 des dérèglements du climat qui trouvent leur source dans les années 1970 et notre éventuel impact modérateur sur ce réchauffement et ses effets n’arrivera qu’après les années 2050. Pour une inertie de 40 ans, notre décalage psychologique et émotionnel sur la réalité est de 80 ans.

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BIG FREEZE (thermodynamique de l’amour)

 

Un immense merci à Thomas Poitevin qui, ayant trouvé sur les réseaux mon texte Les émotions de la thermodynamique, a choisi de confronter artistiquement l’hypothèse, posée à la suite de François Roddier, Hubert Reeves et Trinh Xuan Thuan, qu’il pourrait exister un lien fort entre les émotions qui nous portent et les lois fondamentales de la physique.

 

emotions thermodynamique théâtre

 

CRÉATION LA LOGE 2015-2016

Informations et réservations

 

Ecrit et mise en scène par Thomas Poitevin
Inspiré des écrits de François Roddier, Vincent Mignerot, Trinh Xuan Thuan, Hubert Reeves

 

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The ecological singularity

 

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The technological singularity, chronological scale by Ray Kurzveil

 

The technological singularity is a concept which came into being in the mid-20th century. Before considering what the technological singularity implies, let us take a look at what a ‘singularity’ is. According to Murray Shanahan, « In physics, a singularity is a point in space or time, such as the center of a black hole or the instant of the Big Bang, where mathematics breaks down and our capacity for comprehension along with it. » (1) A technological singularity corresponds to the time when ordinary humans will be overtaken by artificially intelligent machines and/or cognitively enhanced biological intelligence. It will be the advent of artificial general intelligence (also known as strong AI). Such a singularity in human history will have far-reaching consequences so much so that «our understanding of what it means to be human – to be an individual, to be alive, to be conscious, to be part of the social order – all this would be thrown into question, not by detached philosophical reflection, but through force of circumstances, real and present. » (2). Transhumanists who believe humans can transcend their biological limitations through the use of technology are optimistic about a future with artificial intelligence while others see the advent of the technological singularity as a degrading life form and enslavement.

When the advent of the singularity occurs is still the subject of much speculation (as is the concept of singularity itself). Based on Moore’s law and the law of accelerating returns, some people like Ray Kurzveil think it might occur around 2045.  However, what seems more scientifically probable and accepted is the idea that the technological singularity will coincide with the decline of humanity due to depleting resources, pollution and the global destruction of the ecosystem.

For the time being we shall focus on how the timescale for the technological singularity somehow overlaps the scenarios put forth by the Club of Rome concerning the future of humanity. The idea that technology might bring about dramatic changes in the way we adapt to the world shares common ground with another reality.

 

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COP21 : espérer le changement, pour ne rien changer

 

Grandjean Chroniques de l'anthropocène
Alain Grandjean – Chroniques de l’anthropocène

 

Je travaille sur ce site et dans l’association Adrastia à diagnostiquer les faux espoirs et les assertions non scientifiques concernant la protection de l’environnement. Je relaie le point de vue d’Alain Grandjean sur l’accord COP21 (intégré ci-dessous ou suivre ce lien) en apportant quelques éléments de critique, à développer ou qui sont développés dans les liens hypertextes (je passe les critiques les plus évidentes : accord non contraignant, échéancier beaucoup trop tardif et étendu).

 

– Alain Grandjean confirme que nous sommes sur la trajectoire des 3 °C de réchauffement.

– Les fantasmes sur les nouvelles énergies renouvelables (ENR) sont omniprésents (les voitures électriques pollueraient moins que les thermiques par exemple et aucune mention de la fin des ressources).

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COP21 : un avenir plus serein

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Image GEO 2015 © Léia Santacroce

 

À l’issue d’intenses mais fructueuses négociations, aujourd’hui, le 12 décembre 1975, 3 ans seulement après la publication du rapport Meadows Les limites de la croissance, les représentants des états réunis à Paris ont signé un accord de solidarité en faveur de la protection de l’environnement, en particulier du climat.

L’anticipation proposée par cet accord contraignant permettra d’éviter les effets de l’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années. Si les émissions de gaz à effet de serre devaient évoluer au rythme du développement de nos économies, tel qu’il est estimé par le rapport Meadows, dès le début du 21ème siècle il serait alors trop tard pour agir et le climat subirait un réchauffement inéluctable de 3 à 6 degrés à l’horizon 2100. Ce réchauffement, par sa rapidité inédite, pourrait désertifier l’essentiel des surfaces terrestres et rendre les océans 150 pourcents plus acides, provoquant une extinction massive et globale des espèces animales et végétales, laissant peu d’opportunités d’existence pour l’humanité à terme.

Les efforts envisagés par cette « Conference Of Parties » de 1975 permettront heureusement d’éviter cette issue funeste.

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L’homme et l’énergie, des amants terribles – Jean-Marc Jancovici

 

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Conférence à l’école des Ponts et Chaussées, le 18 septembre 2015

 

Une conférence indispensable pour comprendre les liens entre énergie, matières premières, économie et écologie au sens large.

Je ne partage pas le point de vue de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire. Je crains que dans une perspective de protection de l’environnement et de soutien des économies, “remplacer le charbon par des centrales nucléaires” nous fasse prendre des risques techniques que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir assumer à terme. Par ailleurs l’idée qu’un mode de production d’énergie, quel qu’il soit, puisse se substituer à un autre est une hypothèse non vérifiée qui peut entraîner des espoirs infondés voire contre-productifs : jusqu’à aujourd’hui, à l’échelle mondiale, toutes les façons de produire de l’énergie se sont additionnées strictement, accumulant pour l’environnement leurs effets délétères respectifs. La substituabilité d’une énergie par une autre serait envisageable si le PIB d’un pays n’était pas intimement lié à sa consommation d’énergie, mais les équations et la réalité ne le montrent pas(1) et chaque pays préfère naturellement utiliser tous les moyens à sa disposition pour obtenir de l’énergie plutôt que de reculer dans la compétition économique.

Dans le constat de la stricte addition des modes de production d’énergie je suis donc entièrement d’accord avec Jean-Marc Jancovici lorsqu’il affirme, à 1:28:25 de son intervention :

“Les gens qui disent “on va remplacer les fossiles par du photovoltaïque et de l’éolien”, malheureusement pour eux, ne font QUE œuvrer pour que le changement climatique soit plus important.”

Mais le raisonnement pour les ENR s’appliquant aussi selon moi pour le nucléaire, il faut craindre que les sociétés qui fonctionneront encore après la singularité écologique (la fin du développement pour l’ensemble de l’humanité) consommeront toujours très majoritairement du charbon, du pétrole et du gaz, tout comme nos sociétés d’aujourd’hui.

“Entre 2000 et 2014, le charbon a augmenté 35 fois plus que le solaire, et 10 fois plus que l’éolien” (JM Jancovici).

Demain sera beaucoup plus steampunk que smart grid.

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Les émotions de la thermodynamique

 

Ou l’amour suicidaire

 

Anna Thairs Entropy

Crédit : Anna Thairs

Vincent Mignerot, septembre 2015

Format PDF à télécharger en bas de page

La pièce de théâtre BIG FREEZE, thermodynamique de l’amour, en partie inspirée de ce texte, a été rejouée au Théâtre de la Reine Blanche en février 2017.

Lire une critique de la pièce, Libération.fr.

Qu’avons-nous fait ?

Le climat maniaco-dépressif, les océans exsangues, les forêts saccagées, les champs en cours de stérilisation, les espèces végétales et animales disparaissant plus vite que nous parvenons à les répertorier ? Nous n’avons jamais voulu cela ! Comment expliquer que le monde nous échappe à ce point, quand nous avons le sentiment de ne l’avoir jamais autant maîtrisé ?

Nous devons envisager que quelque chose nous dépasse, que nous n’avons peut-être même pas inventé, ni Dieu, ni les équations de la physique ni aucune métaphysique, quelque chose d’autre encore, peut-être un principe universel simple et déjà inscrit en nous, mais si révélateur de notre vérité que nous ne pouvions l’identifier que lorsque cette vérité deviendrait incontournable.

La solitude nous angoisse et l’apaisement pour notre cœur n’est pas sans effet sur le monde.

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