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Tout ?

 

“Certaines de nos questions existentielles les plus importantes (sur notre origine, notre nature, notre écologie, notre avenir…) acceptent des réponses rationnelles, vérifiables et définitives. Alors que nous faisons face à un contexte de crise globale dont nous devons assumer la responsabilité et qui annonce l’imminence de notre fin, nous réconcilier avec ce que nous sommes semble malgré tout possible.”

 

Débutée avant les années 2000, l’écriture de l’actuel Essai Sur la Raison de Tout (d’abord intitulé “Des Illusions” et publié en 2008 aux éditions Pleins-Feux, diffusion PUF) n’avait d’autre intention que de comprendre ce qui se cachait derrière le miroir. Un soupçon d’incomplétude, voire d’incohérence accompagnait les réponses que les sages et les savants donnaient aux questions sur l’existence, en même temps que la façade d’une dissimulation, d’un insu que l’humanité entière semblait conserver inaccessible. Cette quête de sens, non pas seulement d’un “sens à la vie”, comme nous résumons les questions narcissiques de nos errances individuelles, mais d’un sens à l’existence de toute chose s’est manifestée d’abord par la constatation de la non validité des modèles anciens et contemporains, par l’admission qu’un modèle juste devrait intégrer tout ce qui existe (y compris les autres modèles considérés incomplets ou faux), puis par un remontage élément par élément d’une logique universelle valable pour tous les possibles.

Essai Sur la Raison de Tout (et aujourd’hui sa deuxième version) est un simple modèle théorique. Son intérêt principal est qu’il offre la possibilité de rassembler en un seul lieu toute l’histoire mais aussi tous ses protagonistes, en annulant le conflit par son dépassement. Il ne s’oppose à rien ni ne défend de cause particulière, il n’est ni rassurant ni flatteur, il n’a pas pour intention de participer à ce que l’humanité pense être son progrès. S’il n’aide pas à construire les fusées son seul intérêt est-il peut-être – et c’est là sûrement sa qualité première – qu’il permet de comprendre pourquoi nous avons besoin d’aller dans l’espace.

Essai Sur la Raison de Tout suit une méthodologie rigoureuse, respecte les lois de la thermodynamique et se soumet à la contradiction rationnelle et empirique, seule voie possible pour envisager la production par l’humain d’une théorie de tout. Si ce texte ne parvenait pas à être contredit, sa conclusion que l’humanité ne se sauvera pas, la disqualification du libre arbitre et de la morale pourraient faire partie des démonstrations scientifiques, quand les espoirs, les illusions et les promesses politiques ne pourront plus être qualifiés que de croyances.

 

Cette cause morale, vous le savez c’est l’insuffisance de la raison humaine à la recherche de l’absolu. Tout mon livre repose sur cette définition de l’homme ; prouvez-moi donc que l’humanité, de siècle en siècle, ne poursuit pas un progrès indéfini. Prouvez-moi ensuite que la raison de l’homme sera toujours suffisante pour prévoir tous les écueils qui se trouvent sur la route qui du fini conduit à l’infini, et mon livre n’a plus de sens, je me rends. Eugène Huzar, La fin du monde par la science, 1855

 
 
 
 

3 Comments

  1. […] est rien sur ce site, l’intention est bien de considérer les questions existentielles dans leur totalité définissante, en tentant notamment de comprendre comment l’humanité se singularise des autres expèces […]

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