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Catégorie : Tout a été dit depuis toujours

Marguerite Yourcenar sur la destruction de l’équilibre écologique vital, 1981

En 1981 Marguerite Yourcenar fait un constat d’une exhaustivité et d’une clairvoyance que les experts contemporains de l’écologie ne parviennent que rarement à égaler.

En moins de 30 minutes elle évoque l’impossible évasion interstellaire, les forêts américaines détruites avant le début du 20ème siècle, la Grèce antique au climat perturbé par l’humain, les effondrements de civilisation par excès de conquêtes territoriales, l’histoire de la chimie liée à des intérêts militaires (napalm)…

Marguerite Yourcenar (source Wikipedia), née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le 8 juin 1903 à Bruxelles et morte le 17 décembre 1987 à Bar Harbor, dans l’État du Maine (États-Unis), est une femme de lettres française naturalisée américaine en 1947, auteur de romans et de nouvelles « humanistes », ainsi que de récits autobiographiques. Elle fut aussi poétesse, traductrice, essayiste et critique littéraire.
Elle fut la première femme élue à l’Académie française, le 6 mars 1980, grâce au soutien actif de Jean d’Ormesson, qui prononça le discours de sa réception, le 22 janvier 1981.


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Franck Capra, 1958 : le réchauffement climatique est un risque

En 1958 Franck Capra réalise un film pédagogique tout public sur le fonctionnement de la biosphère, en particulier du climat. Il fait un état des lieux sur les connaissances scientifiques de l’époque concernant la circulation des vents, l’origine des orages, des cyclones, le cycle de l’eau…

Le film se termine en posant cette question qui nous inquiète aujourd’hui et dont la réponse ne fait plus mystère : l’humanité est-elle capable de perturber le climat par son action ?

Les estimations sur la montée des eaux sont sans doute excessives (en tout cas pour des échéances de l’ordre du siècle), nous pourrons ne pas adhérer au discours théologique ou à la naïveté de la conclusion (que les hommes aient été créés pour trouver l’harmonie entre eux et avec la nature), mais l’annonce du réchauffement climatique est là et parfaitement claire.

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Tomorrowland : Disney et la fin du monde

 

Le film À la poursuite de demain (Tomorrowland) se termine sur les fantasmes habituels d’un sauvetage possible de la planète grâce à l’innovation technologique et aux énergies renouvelables. Mais il est remarquable de constater que les scénaristes de chez Disney (Disney !) font une analyse de la réaction psychologique humaine devant le risque d’effondrement bien plus fine que la plupart des experts en la matière (pour aller plus loin, lire Les émotions de la thermodynamique).

 

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COP21 : un avenir plus serein

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Image GEO 2015 © Léia Santacroce

 

À l’issue d’intenses mais fructueuses négociations, aujourd’hui, le 12 décembre 1975, 3 ans seulement après la publication du rapport Meadows Les limites de la croissance, les représentants des états réunis à Paris ont signé un accord de solidarité en faveur de la protection de l’environnement, en particulier du climat.

L’anticipation proposée par cet accord contraignant permettra d’éviter les effets de l’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années. Si les émissions de gaz à effet de serre devaient évoluer au rythme du développement de nos économies, tel qu’il est estimé par le rapport Meadows, dès le début du 21ème siècle il serait alors trop tard pour agir et le climat subirait un réchauffement inéluctable de 3 à 6 degrés à l’horizon 2100. Ce réchauffement, par sa rapidité inédite, pourrait désertifier l’essentiel des surfaces terrestres et rendre les océans 150 pourcents plus acides, provoquant une extinction massive et globale des espèces animales et végétales, laissant peu d’opportunités d’existence pour l’humanité à terme.

Les efforts envisagés par cette « Conference Of Parties » de 1975 permettront heureusement d’éviter cette issue funeste.

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Georges Pompidou, discours sur l’écologie, 1970

 

Le rythme de l’évolution actuel crée en effet à l’homme de la fin du 20ème siècle des problèmes inattendus. Comme pris de court par les transformations de son milieu dont il est pourtant directement responsable il se demande s’il est encore capable de maîtriser les découvertes scientifiques et technologiques dont il attendait le bonheur. Tel l’apprenti sorcier, ne risque-t-il pas finalement de périr par les forces qu’il a déchaînées ?

L’emprise de l’homme sur la nature est devenue telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même. Il est frappant de constater qu’au moment où s’accumulent et se diffusent de plus en plus les biens dits de consommation ce sont les biens élémentaires les plus nécessaires à la vie, comme l’air et comme l’eau, qui commencent à faire défaut. La nature nous apparaît de moins en moins comme la puissance redoutable que l’homme du début de ce siècle s’acharnait encore à maîtriser, mais comme un cadre précieux et fragile qu’il importe de protéger pour que la Terre demeure habitable à l’homme.

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Kingsman : Services secrets

 

Kingsman : Services secrets (Kingsman: The Secret Service) est un film d’espionnage britannico-américain réalisé par Matthew Vaughn, sorti en 2015.

Fiche Wikipedia

 

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Je ne m’attendais pas à un grand film, en effet on évite de peu le nanar. Quelques scènes sont intéressantes malgré tout, en particulier ces échanges entre l’espion anglais et le méchant qui veut dominer le monde :

 

À 00:55:30 :

– Les changements climatiques menacent tout le monde, M. Valentine. Vous êtes un des rares hommes puissants à partager mes inquiétudes (dit l’espion).

– Non, j’ai tout arrêté parce que ça ne donnait rien. Toutes les recherches ont mené à la même conclusion.

– Dioxyde de carbone : fausse piste. On a dépassé le point de non-retour, peu importe les actions correctives.

– (Le méchant, air approbateur et satisfait) Vous connaissez ces conneries.

– Parfois, j’envie l’ignorance de ceux qui sont moins versés dans ces… « conneries ». Comme l’a dit le Pr Arnold : « l’humanité est le seul virus condamné à vivre avec la connaissance de la fragilité de son hôte. »

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